05.11.2009
A train d’enfer
Cet investissement régional était indispensable pour renforcer un réseau TER dont la fréquentation ne cesse de croître. Celle-ci a dépassé les 15 millions de voyageurs en 2008 soit une augmentation record de 10,6% en un an, hausse qui se poursuit depuis le début de l’année 2009.
Cette augmentation du trafic est alimentée à la fois par la croissance démographique ininterrompue des Pays de la Loire et par un engouement qui ne se dément pas pour les transports collectifs. Les bouchons n’expliquent pas tout ; il y a dans la région une véritable prise de conscience des enjeux climatiques, et une volonté citoyenne de remplacer l’usage individuel de la voiture par le recours au train ou au tramway.
C’est pourquoi depuis 2004 la région a dépensé 350 millions d’Euros pour l’achat de 60 rames, prépare la réouverture de la ligne Nantes – Châteaubriant en 2011, et soutien projets de tramway des agglomérations.
Ce renforcement des capacités de transport ne sera pas suffisant pour faire face à l’augmentation de la demande. En effet, sur certaines lignes comme Nantes – Angers, se sont les infrastructures elles-mêmes qui sont désormais saturées. La région se trouve donc confrontée à un défi majeur. Il lui faudra au cours des prochaines années investir massivement pour, au-delà de ses compétences, accompagner Réseau Ferré de France, dans l’amélioration du réseau ferroviaire. C’est la clé du développement de l’utilisation du rail pour la desserte périurbaine ; beau défi pour la prochaine mandature.

06:59 Publié dans Agir dans les territoires, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
Identitié nationale: petite manoeuvre d'un petit ministre

On peut comprendre la volonté du gouvernement d'ouvrir la polémique sur un sujet tiré de son chapeau dans la précipitation. Hausse du chômage et approfondissement de la crise sociale, polémique sur la fiscalité des hauts revenus, critiques virulentes sur les réformes de la taxe professionnelle et de la décentralisation, Sarko est dans l'œil du cyclone et il ne supporte pas cela.
Avec l'enthousiasme du nouveau converti, Besson lui offre donc sur un plateau une polémique bien venue pour déstabiliser la gauche et détourner les regards des dossiers en cours. On frise le ridicule. En 24 heures on demande aux préfets d'organiser un grand débat national. une partie d'entre eux explique courageusement être dans l'incapacité de répondre à cette sollicitation. A défaut un site internet rapidement bricolé fera l'affaire. Voilà comment on lance un débat national sur un sujet aussi délicat.
Car de deux choses l'une, soit il s'agit de réaffirmer l'attachement des français à la République et à ses symboles, et pour cela faut-il un débat? y a-t-il péril en la demeure? soit il s'agit de réveiller le vieux fantasme d'une France blanche menacée par l'immigration et la mondialisation pour faire oublier la crise et les affaires.
La droite joue cyniquement avec le feu, n'allons pas jouer avec elle. Les déçus du sarkozysme alimentent la remontée électorale du FN, ce n'est pas notre affaire. Avançons nos idées et nos propositions, et surtout n'oublions pas que la principale faillite de la République c'est le maintien des discriminations et l'incapacité de notre société à donner toute leur place en son sein aux jeunes français d'origine étrangère. Ce débat-là vaut la peine d'être mené!
09:19 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.11.2009
Statistiques publiques : le grand truquage
Un collectif de fonctionnaires issus de la recherche publique et de spécialistes de la statistique a publié récemment un livre dénonçant les pressions gouvernementales au sujet des résultats chiffrés qu’ils produisent dans leurs services respectifs. On y découvre ainsi les « ficelles » pour bidouiller les chiffres, le tout avec un objectif pédagogique : expliquer comment le pouvoir manipule les statistiques. S’appuyant sur 7 exemples très concrets, l’ouvrage s’attache à décrire dans le détail les opérations de quantification et d’analyse des faits sociaux concernés, sans jamais tomber dans l’écueil d’une simplification caricaturale.
Tous ces exemples coïncident avec des promesses de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, et on s’aperçoit vite que le gouvernement s’arrange avec les chiffres pour masquer l’échec de ses orientations politiques (en faisant croire au contraire que ses objectifs sont atteints).
Le Grand Truquage explique ainsi les 4 grands types de manipulation utilisés par le gouvernement pour faire accroire que les politiques publiques adoptées sont efficaces. Dressons-en le portrait.
Bidouille n°1 : la tactique de l’indicateur unique
En utilisant un indicateur unique pour décrire un phénomène multidimensionnel, on peut donner à un résultat peu favorable un aspect plus flatteur. C’est par exemple ce qui a été fait pour l’indicateur de pauvreté, en utilisant un indicateur taillé sur mesure plutôt qu’un indicateur international « qui a l’inconvénient majeur de rester stable »…
Bidouille n°2 : l’exploitation abusive des moyennes
Une moyenne est un indicateur bien pratique pour raconter ce qu’on a envie, dès lors qu’elle se résume à une variable dont les valeurs sont très dispersées. C’est le cas de l’indice des prix, dont les variations sont très hétérogènes, ou de l’évolution des revenus, qui cache une énorme disparité entre les revenus les plus hauts et les revenus les plus bas.
Bidouille n°3 : le changement de catégorisation
En camouflant un changement de catégorisation ou un mode d’enregistrement au sein d’un indicateur, on peut obtenir des conclusions plus que variées. Ainsi, pour faire baisser le nombre de chômeurs comptabilisés, le moyen le plus simple est de ne plus considérer comme chômeurs tout un ensemble de personnes qui l’étaient auparavant… Autre exemple : dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, nombreux sont les policiers qui déqualifient certains délits en contraventions pour faire baisser les indices de criminalité.
Bidouille n°4 : la confusion des mesures
En mélangeant la mesure de l’efficacité d’un service à la mesure de l’évolution d’un phénomène social, on fausse les résultats d’une politique publique. Ce fut le cas des heures supplémentaires, dont l’usage restait confus avant la loi TEPA, ou de la diminution des cambriolages, surtout due à une meilleure protection du domicile des particuliers.
En plus de ces explications sur la manipulation des chiffres, les auteurs du Grand Truquage invitent à un combat pour la restauration de l’indépendance de l’information statistique. Car si cette dernière est indispensable dans une démocratie, elle est actuellement en danger : non seulement les manipulations répertoriées permettent d’utiliser les chiffres à mauvais escient, mais en plus les directeurs de plusieurs institutions productrices de statistiques publiques ont été remplacés par des proches du pouvoir (ANPE, Dares, Acoss…).
Enfin, le collectif auteur milite pour l’accompagnement obligatoire des chiffres par des analyses qualitatives. Selon eux, produire de l’information statistique est un service public, cela ne concerne pas que les statisticiens, mais tout citoyen. Chacun doit pouvoir comprendre à quoi correspond chaque chiffre, chacun doit pouvoir accéder aux méthodes de production des statistiques publiques. Pour pouvoir prendre part au débat politique en connaissance de cause, tout simplement.
La région des Pays de la Loire n’est pas inactive dans ce débat. Elle abrite en effet un des principaux réseaux de recherche français et international sur les rapports entre statistiques et politiques publiques autour de Martine Mespoulet. En 2005, le Conseil régional a financé un premier projet intitulé « statistiques en région ». En juin dernier, nous avons sélectionné un second projet encore plus ambitieux « usage des chiffres dans l’action publique territoriale », doté de plus de 700K€. Ces deux projets s’attachent à mener une réflexion critique sur la construction et l’usage des statistiques dans la production des politiques publiques, notamment locale. La recherche régionale est donc au cœur de l’actualité et du débat public.
06:46 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2009
Comme tous les ans, je vous donne rendez-vous pour deux réunions de compte-rendu de mandat
Dès mon élection comme conseiller régional, je me suis engagé à vous rendre régulièrement compte de mon mandat. En effet, la vie démocratique ne se limite pas au moment du vote. L’action publique s’invente au quotidien avec les citoyens, dans le dialogue et la concertation. Les politiques étant faites pour répondre aux besoins des citoyens, il est normal qu’ils en soient les acteurs. Le rôle des élus est dès lors d’écouter, d’organiser le débat, puis de trancher, en fonction de leurs convictions et de leur vision de la société. Depuis 2004, la Région des Pays de la Loire porte cette conception de l’action publique au cœur de son action. Animer un débat permanent avec les citoyens et les acteurs régionaux pour définir de nouvelles politiques, soutenir des projets de territoire élaborés par les élus locaux avec la population, faire prévaloir l’intérêt général sur les considérations politiques locales ; voilà notre méthode pour répondre au mieux, et au plus près des réalités locales, aux attentes et aux besoins des Ligériens.
Je vous propose donc de me retrouver à une des deux réunions de compte-rendu de mandat que j’organise :
. A Carquefou : jeudi 5 novembre à 20h00,
--> salle Beauregard, 19, rue Jules Verne
. A Grandchamps des Fontaines, jeudi 19 novembre à 20h00,
--> salle des Cèdres, en face de la mairie
07:41 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.10.2009
L’Afsset recommande de réduire les expositions aux radiofréquences
Mi-octobre 2009, l'Affset procédait à une mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences avec deux recommandations simples : réduire les expositions publiques aux radiofréquences et développer la recherche pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient.L’expertise menée par l’Afsset est inédite : en recensant 3 500 références et en confrontant diverses écoles de pensées (allant des scientifiques aux parties prenantes en passant par des lanceurs d’alerte), elle a permis d’établir un bilan globale des connaissances réelles sur les radiofréquences, parfois à contresens des croyances populaires. De plus, les sciences humaines ont été prises en compte dans le processus d’expertise et, pour la première fois, un observateur issu du monde associatif aura suivi l’intégralité des débats.
Malgré la richesse de la démarche, le rapport de l’Afsset reste prudent : s'il y a mise en évidence de l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, il n'y a pour l’instant aucun mécanisme d’action identifié entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique. De même, le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité.
Cela ne veut pas dire qu’il y a aucun risque : si le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir de façon certaine que les radiofréquences ont des effets dommageables pour la santé, les résultats des recherches récentes constituent des signaux indéniables. En conséquence, l’Afsset fait les recommandations suivantes :
1°) Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient.
L’Afsset recommande de cibler en priorité les études épidémiologiques, ainsi que les études sur la reproduction, le développement de l’enfant et de répliquer des études qui montrent des effets biologiques. Notamment, elle met en lumière le retard pris sur la connaissance des effets sanitaires concernant les bandes de fréquences inférieures à 400 MHz et celles de plus de 2GHz (qui correspondent à des expositions professionnelles).
D’autres hypothèses sont infirmées par cette expertise : perméabilité de la barrière hématoencéphalique, risque de neurinomes de l’acoustique, effet sur la mélatonine...
2°) Réduire les expositions du public.
Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences ; et la priorité va au téléphone portable, qui est la première source d’exposition du public. L’affichage intelligible du débit d’absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants.
Par ailleurs, l’Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux. Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu’une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée.
11:22 Publié dans Agir dans les territoires, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2009
Béchu candidat: chaises musicales à l’UMP, rien de neuf à signaler

La situation pourrait prêter à sourire, mais elle est surtout inquiétante : après avoir géré la Région depuis sa création en 1972 jusqu’à la victoire de la Gauche en 2004, la droite ne trouve en son sein aucun candidat qui connaisse les dossiers ligériens, par exemple parmi les conseillers régionaux sortants ou les anciens conseillers régionaux du groupe UMP-MPF.
Le vote des militants de l’UMP, qui avaient désigné Roselyne Bachelot, a été écarté d’un revers de la main par le président de la République. Le choix de Christophe Béchu dans le secret des cabinets parisiens pour diriger la droite régionale aura le même sort que la tentative d’installer Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD : l’échec et la retraite en rase campagne.
Au moins, Christophe Béchu ne pourra plus cacher son identité politique : il est le missi dominici de Nicolas Sarkozy et le représentant de son gouvernement. Il en partage les valeurs et la politique, à la fois socialement conservatrice et économiquement libérale. Jacques Auxiette, lui, sera le représentant des Ligériens et le porteur de leurs projets pour construire l’avenir de notre Région.

15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2009
La région poursuit son action contre la crise

Le premier sujet de cette session était l’adoption de la décision modificative n°2 (DM2). Il s’agit du troisième rendez-vous budgétaire de l’année. Le budget prévisionnel est adopté en janvier. Le budget supplémentaire est voté en jun, il permet de prendre en compte le résultat de l’année précédente. La DM2 est l’occasion de procéder aux ajustements de fin d’année.
Nous avons donc à cette occasion engagé plus de 80M€ supplémentaires de dépenses, portant le budget total pour 2010 à plus de 1.4 milliard d’Euros. Ces fonds nouveaux sont d’abord consacrés à la lutte contre la crise. La région doit faire face à de nombreuses nouvelles demandes pour accompagner les salariés licenciés et assurer des formations pendant les périodes de chômage partiel. Elle accroît également son intervention en direction des entreprises pour renforcer leur trésorerie et leurs fonds propres, permettant ainsi de traverser la période difficile de la crise en préservant l’outil industriel et l’emploi. Cette session a enfin permis de débloquer des fonds afin de poursuivre l’accélération des investissements publics (recherche, logement, équipements locaux,…) et soutenir ainsi l’activité économique.
Pendant toute cette journée de travail la droite a été comme absente, polémiquant un instant pour s’assoupir ensuite, et, à défaut d’avoir des idées pour la région, nous assommer avec de longs pensums visant à expliquer la politique du gouvernement. Au même moment, Christophe Béchu annonçait sa candidature lors d’une conférence de presse tenue à Angers. Ses propres amis, sûrement marris que le Président de la République aille chercher en-dehors d’eux un candidat, n’en ont pas soufflé un mot.
21:42 Publié dans Agir dans les territoires, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.10.2009
Un milliard d’affamés
Le vendredi 16 octobre marquait la journée mondiale de l’alimentation. Deux jours plus tôt, l’Unicef s’était déclaré profondément préoccupé par le nombre croissant d’enfants affectés par la faim et la sécheresse dans la Corne de l’Afrique : en 2009, ce sont environ 500 000 enfants de moins de cinq ans qui souffriront de malnutrition sévère. Par ailleurs, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de personnes qui souffrent de la faim devrait dépasser le milliard cette année.La communauté internationale s’était engagée à réduire le nombre de personnes qui souffrent de la faim à moins de 420 millions d’ici à 2015. Mais cet objectif ne pourra plus être tenu, car les causes structurelles multiples expliquant cette situation se sont aggravées : conflits entre pays, guerres civiles, désorganisation des systèmes agricoles… sans oublier les conséquences de la récession mondiale. Car si les prix agricoles ont baisé après la flambée de 2007 et 2008, ils restent encore bien plus élevés qu’il y a quelques années.
A ceci s’ajoute une chute vertigineuse des investissements étrangers dans les pays en développement (-32% par rapport à 2007) et de l’aide publique au développement (-25% par rapport à 2007 pour les 71 pays les plus pauvres). Pour ces pays, le coût de l’accès au financement s’est accru en même temps que les débouchés commerciaux se réduisaient. Non seulement les générations actuelles sont privées d’une partie de leurs maigres revenus mais ce sont aussi les chances des générations futures d’avoir une vie meilleure qui se trouvent amoindries …
Alors que les pays riches se concentrent sur leurs propres difficultés et que les banques recommencent à distribuer de faramineux bonus grâce à une politique fiscale lamentable, la FAO appelle à "une assistance immédiate pour éviter une aggravation de la situation", car ces bouleversements ont eu "des effets dévastateurs sur la plupart des populations pauvres dans le monde" qui pèseront sur le développement ultérieur de ces pays (à savoir : travail des enfants, émigration segmentée et vente d’actifs comme le bétail).
Cependant, il faut être conscient que l’assistance et l’injection monétaire dans des systèmes ravagés ne ferait que réduire le choc. Il faut aller plus loin. Des changements structurels s’imposent pour assurer durablement une hausse de la production vivrière : infrastructures commerciales, régulation des prix de vente, modernisation agricole, aide aux petits producteurs... La question de la gouvernance reste incontournable pour permettre des solutions durables au problème de la faim. L’aide internationale doit être un outil pour alimenter les populations et non pour alimenter les comptes en banques des guérillas.
Des pistes concrètes existent pour progresser rapidement. Les chercheurs du programme Agrimonde ont développé deux scenarii pour nourrir la planète en 2050 qui compterait alors près de 40% de population supplémentaire. Après avoir reconstitué les quantités de nourriture produites entre 1961 et 2003, ils ont construit un outil utilisable pour chaque pays, exprimé en kilocalories, qui propose deux options. La première privilégie les rendements sans se soucier de l’écologie et permet de produire 3588 kilocalories par jour et par habitant de la planète, dont 834 d’origine animale. La deuxième option propose un développement écologiquement intensif sur la base d’une consommation de 3000 kilocalories par jour et par personne, dont 500 seulement d’origine animale. Ce scénario supposerait que les pays développés révisent leur régime alimentaire pour diminuent leur consommation d’un quart et permettre ainsi d’augmenter d’autant celle de l’Afrique sub-saharienne.Le programme Agrimonde rappelle aussi deux choses fondamentales. D’une part, il est nécessaire de réduire fortement les gaspillages, estimés à 800 kilocalories par habitant et par jour. D’autre part, il est indispensable d’établir une régulation des échanges internationaux de produits agricoles et alimentaires afin de protéger le développement des agricultures locales.
07:54 Publié dans A la une : nouveaux désordres agricoles, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2009
Un débat public sur les nanotechnologies, enfin !
Le jeudi 15 octobre 2009 a été lancé le grand débat public sur les nanotechnologies. Ces dernières, encore mal connues, consistent en la conception, la caractérisation, la production et l’application de matériaux de taille nanométrique (millionième de millimètre).Ces technologies trouvent aujourd’hui des débouchés dans de nombreux domaines comme l'optique, la biologie, la mécanique, la chimie...
L'avenir des nanotechnologies n'est pas un débat simple et ne doit pas rester un débat d'experts. Car la question des enjeux et des risques induits par l’incorporation de nanoparticules dans les objets usuels des humains suscite beaucoup d’interrogations chez chacun d’entre nous : nous sous-estimons la place dans notre environnement de ces nouveaux matériaux qui sont parfois omniprésents sans que nous nous en rendions compte (on trouve par exemple environ 10 kilos de nanomatériaux dans une voiture récente).
En France, les choses avancent lentement.... En juillet 2006, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail publiait des recommandations relatives aux effets des nanomatériaux sur la santé de l’homme et sur l’environnement. L'idée principale du rapport était de mesurer la toxicité des nanoparticules afin de déterminer leur impact sur l’organisme et d’en déduire des limites d’exposition. Il faut souligner que les nano particules sont suffisamment petites pour franchir les barrières cellulaires et donc s’ingérer au cœur du vivant. En février 2008, la Commission européenne adoptait un code de bonne conduite pour une recherche responsable en nanosciences et en nanotechnologies qui déboucha entre autres sur une charte de bonnes pratiques au sein de l’INRS.
D'une façon générale, il faut retenir que les experts estiment qu'il est aujourd'hui impossible d'exclure l'existence d'effets néfastes pour l'homme et l'environnement de la part des nanoparticules, bien qu'elles soient présentes dans plus de 800 produits de consommation (crèmes solaires, jouets, raquettes de tennis, pneumatiques...). Sans être alarmiste, il convient de se rappeler que dans le passé, l’analyse des risques a trop souvent été en retard sur le développement des innovations. C'est pourquoi ce débat public sur les nanotechnologies est indispensable pour assurer un pilotage démocratique de l’innovation dans ce domaine. La nécessaire marche en avant du progrès doit s’accompagner d’un débat démocratique sur les usages techniques et sociaux des découvertes, et d'une évaluation permanente des risques qui y sont associés. Cette méthode est une condition nécessaire pour maintenir l’adhésion des citoyens à l’effort de développement de la recherche que notre pays doit conduire et amplifier.
Les objectifs du débat sont clairs : informer la population sur les principales controverses que soulève le sujet, permettre aux citoyens de s’exprimer sur les nanotechnologies et éclairer les grandes orientations de l'action de l'Etat. La bonne nouvelle, c'est que tout le monde aura quelque chose d'intéressant à dire car le champ du débat sera très large, allant des applications industrielles des nanosciences aux mécanismes de gouvernance en passant par les risques sanitaires et l'impact sur nos sociétés en terme de développement durable. Je vous invite donc à vous informer sur le déroulement du débat et à participer aux réunions publiques si vous êtes en mesure de le faire. Vos avis valent plus que leurs profits ;-)
08:57 Publié dans Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.10.2009
Un coup d'envoi en forme de coup de coeur !
De Laval à Fontenay-le-Comte, de Mamers à Saint-Nazaire, ce sont plus de 600 personnes qui sont venues à Rezé pour prendre part au lancement de la campagne des Régionales de mars 2010 autour de Jacques Auxiette. Le lancement d’une campagne électorale est un moment important voire décisif : il donne la marque de ce que sera la campagne. Mais il est surtout un bon indicateur de ce à quoi ressemblera l’action des futurs élus. Il en donne le ton, le rythme… l’art et la manière.Innovante, rythmée, participative, la soirée du 16 octobre marque indéniablement le début de la victoire de la Gauche en mars 2010 après une campagne qui s’annonce à coup sûr intense et offensive. La forme de la soirée présage celle de la campagne et du prochain mandat : l’innovation est à Gauche depuis mars 2004. Elle restera à Gauche après mars 2010.
Tous les ingrédients étaient présents ce soir. Militants, sympathisants, témoignages nombreux et concrets sur des sujets du quotidien : conséquences de la crise, accès aux services publics, place de la jeunesse dans notre société, croissance durable…
Jacques Auxiette l’a montré : il est bien un Président à plein temps. Sa connaissance des dossiers, son action continue sur les territoires depuis bientôt 6 ans, démontrent une fois de plus que les choix politiques de la Gauche et ceux la Droite ne sont pas les mêmes. Seule la Gauche peut améliorer concrètement les conditions de vie des Françaises et des Français, des habitants de notre région.
Tous les départements de notre région étaient représentés autour des maires de Nantes, Angers, La-Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans. Les socialistes ligériens sont unis et rassemblées. Des représentants du PRG et MRC ainsi que de nombreux citoyens et militants associatifs ou syndicaux étaient également présents.
Jean-Claude Boulard, le maire du Mans, a bien résumé l’état d’esprit qui régnait en cette soirée d’octobre : "on ressent un fort mouvement de sympathie vers toi, Jacques". Au-delà de ce mouvement, c’est une force qu’on ressent. Et si cette force se met en mouvement, elle emportera tout sur son passage.
Retrouvez les informations sur la campagne et l’élaboration
de notre projet sur www.auxiette2010.fr.
Découvrez les photos du meeting sur Flickr.
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17:14 Publié dans A gauche et au PS, Agir dans les territoires, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



