30.04.2012
Retrouvez la suite de mon blog sur www.clergeau.com
Mon blog poursuit sa route avec un nouvel habillage sur www.clergeau.com J'aurai plaisir à vous y retrouver.
21:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.04.2012
Le vrai choix des présidentielles : une stratégie de compétitivité qui parie sur « l’excellence de la main »

Le travail n’est pas trop cher en France. Son coût a évolué depuis 10 ans dans la moyenne des états européens. La baisse du coût du travail en Allemagne ces dernières années est venu corriger un niveau historiquement élevé. Hier comme aujourd’hui la compétitivité de l’Allemagne n’est pas liée à ses coûts de production mais au positionnement de son industrie et à la qualité de ses produits. Ces faits sont aujourd’hui établis. Chacun peut se référer aux nombreuses études publiées sur le sujet et que Le Monde rapporte régulièrement.
La recherche et développement, et l’investissement dans l’enseignement supérieur, sont souvent avancés comme les principaux leviers de la compétitivité hors coûts. Ce n’est pas moi qui vais contredire cette thèse. Néanmoins Emmanuel Combe souligne très justement dans le supplément économie du Monde du 13 mars 2012 que cette stratégie peut conduire à une « société de la connaissance » élitiste et excluante.
Cette remarque est d’autant plus forte que nos sociétés sont minées par le clivage entre une minorité très diplômée grande gagnante de la mondialisation et une majorité victime des délocalisations et de la paupérisation du salariat. Inventer un modèle de compétitivité qui s’appuie sur la mobilisation de tous constituerait un vrai projet politique progressiste alliant solidarité et performance.
Emmanuel Combe propose de construire ce modèle autour de la qualité des produits et de la qualification des hommes : qualité des produits liée au savoir-faire et au geste professionnel de l’ouvrier à l’ingénieur (la réussite du luxe ou de l’agroalimentaire français repose sur cette maîtrise), qualité du service associé au produit (très déficient en France), qualité par la créativité et la mobilisation du design et du marketing (qui donne leur force aux marques allemandes capables de vendre cher), qualification à cette fin de tous les hommes (la qualité dans chaque métier étant indispensable dans la chaîne de valeur) là où la France se distingue par une forte proportion de non diplômés et de non qualifiés.
C’est autour de ce programme que peuvent se retrouver l’Etat, les collectivités locales, le patronat et les syndicats de salariés. Le programme de François Hollande, qui donne la priorité à la formation de tous, à l’investissement et à l’industrie, offre la plateforme qui permet de donner une traduction politique à cette ambition. La France a besoin que ce mandat soit donné à cet homme là.
07:03 Publié dans A gauche et au PS, Agir dans les territoires, Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2012
Retour de San Francisco 2 : L’entrepreneuriat par et pour les étudiants

StartX est l’incubateur de l’Université de Stanford à Palo Alto, créé et géré par les étudiants. En un an il a déjà accueilli près de 30 startup. Ces jeunes pousses bénéficient d’un environnement professionnel et du soutien des anciens de l’université qui jouent le rôle de mentors.
A Nantes le chef de file de la création d’entreprises innovantes est Atlanpole. A Angers, Le Mans, Laval, les technopoles jouent le même rôle. L’entrepreneuriat étudiant est également soutenu par de multiples initiatives fédérées par l’université dans « Creactiv’ ». Audencia finance même un vrai incubateur interne qui compte à son actif de beaux succès.
On peut néanmoins se demander si ces dispositifs ne sont pas trop lointains pour les étudiants, ou trop institutionnalisés et centrés sur les actions de sensibilisation. Comment fait un étudiant qui veut créer son entreprise et disposer d’un bureau et d’un téléphone ailleurs que dans sa chambre ? Notre région n’a-t-elle pas besoin d’incubateurs adaptés aux besoins d’étudiants impliqués dans leur gestion, des lieux ouverts à tous, bordélique et bouillonnant, où l’on essuie les plâtres et où se font les plus belles rencontres. Un excitant pari à tenter non ?
19:03 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2012
Pesticides : vers une nouvelle trahison du Grenelle

Selon « Le Monde » du 24 mars, une circulaire du ministère de l’agriculture datée du 5 mars donne la possibilité à ses services locaux d’accorder des dérogations pour 7 pesticides, pouvant prochainement être rejoints par 16 autres en cours d’évaluation à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES).
La Loi Grenelle II du 13 juillet 2010 semblait pourtant claire. Elle interdisait la pulvérisation aérienne de ces produits et ne prévoyait que des exceptions strictement encadrées, et réservées au cas où cette pratique « présente des avantages manifestes pour la santé et l’environnement par rapport à une application terrestre »
Sur les 7 produits autorisés et destinés au traitement du maïs, du riz, de la vigne et des bananes, 6 sont classés dangereux pour l’environnement et nocifs sur le plan toxicologique. On voit donc mal ce qui peut justifier la mise en œuvre de ces dérogations si ce n’est la volonté de répondre rapidement et intégralement aux demandes des agriculteurs à la veille des élections présidentielles et législatives.
Hésitations sur les OGM, allègement des contraintes portant sur les élevages porcins et la protection de l’eau en Bretagne, recul sur le développement de l’éolien terrestre, fragilisation de la filière solaire française, et maintenant remise en cause de l’interdiction de pulvérisation aérienne des pesticides, ne sont que quelques exemples du bilan concret d’un gouvernement qui a trahi le Grenelle dès l’adoption des Lois qui en étaient issues.
24.03.2012
Retour de San Francisco 1 : le monde ne manque pas de créateurs qui ont de bonnes idées pour inventer les solutions dont il a besoin

Imaginez, un immense espace de 800m2 sur deux niveaux : un grand open space central à géométrie variable, des espaces satellite aussi nombreux que divers pour poursuivre les échanges à deux, à trois, présenter son projet, échanger avec une équipe située à l’autre bout du monde, et des bureaux occupés par des start up, des professionnels de l’accompagnement des projets, des collectifs d’innovateurs.
Le Hub est d’abord le monde des change makers. On échappe ici à toute notion de filière, à toute frontière entre militants, entrepreneurs, talents créatifs,… L’essentiel est d’avoir une idée, une conviction, de vouloir se confronter aux autres, trouver des partenaires pour faire avancer son projet. On rentre avec une idée, on revient avec une équipe, on en sort avec une entreprise.
Si cette liberté, ce culte de la créativité multiplie les possibles, la qualité des espaces, des services et des accompagnements proposés offre le meilleur environnement pour aller au bout de ses idées. Tout est ouvert, tout peut se passer, mais si le changement et l’innovation sont rois ils doivent se transformer en action, se confronter au concret.
Lancé à Londres en 2005, le concept de Hub a essaimé dans le monde entier et le réseau compte 25 Hubs mais aucun en France.
Dans notre pays le concept de cantine numérique en est proche mais diffère sur son approche d’origine et la puissance des outils de collaboration et d’échange. Le Hub veut contribuer créer des solutions innovantes pour construire un monde durable. « We believe there is no shortage of good ideas to solve the issues of our time. But there is an acute lack of collaboration and support structures to help make them happen. The HUB was founded to address this need. »
A Nantes la cantine est une première étape sur ce chemin. La V2 de la cantine dans le quartier de la création peut être l’occasion de monter une seconde marche pour construire la maison des inventeurs du changement. C’est parti !

18.03.2012
La France débat, le monde s’affaisse
L’exploitation croissante des nappes phréatiques est rarement évoquée parmi les questions écologiques majeures. Elle rejoint pourtant tous les enjeux liés à la gestion durable des ressources en eau. A quelques jours d’intervalle, Le Monde s’en est fait l’écho à deux reprises.
En Inde, le pompage des eaux du fleuve Yamuna par l’agriculture et l’industrie met en danger à la fois la santé écologique du fleuve et les fondations du Taj Mahal qui s’affaisse à cause de la baisse continue du niveau des eaux (Le Monde du 8 mars 2012).
En Chine, plusieurs grandes villes connaissent les mêmes problèmes d’affaissement des sols du fait de la surexploitation des nappes phréatiques. Des photos de fissures de plusieurs mètres de long dans les rues de Shanghai circulent sur internet (Le Monde du 17 mars 2012).
Si notre pays maîtrise mieux ses enjeux environnementaux que les nouvelles puissances économiques à la croissance galopante, il se saurait ignorer leur prégnance. Qualité de l’eau et des sols, réduction de la biodiversité et impacts du changement climatique en cours devraient être au cœur de nos débats collectifs. C’est la responsabilité de la gauche et cela tous candidats confondus.

16:16 Publié dans A gauche et au PS, Coup de coeur, coup de gueule, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.03.2012
Retour de San Francisco: prologue

Les californiens sont très forts pour faire savoir et marquer les esprits. C’est à la fois le fruit d’un story telling redoutable et d’une réelle mobilisation de l’ensemble des acteurs d’un territoire autour d’une culture partagée de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Ce marketing territorial est une très grande force de ce territoire.
la « San Francisco Aera Bay » est mobilisée autour d’une approche très large et très ouverte de l’innovation. Si le numérique occupe une place centrale, les arts, le green et les technologies traditionnelles sont également très actives. Personne ne demande à un créateur son âge ni de quel « secteur » relève son projet ou s’il s’agit de techno, de service, de design,… L’essentiel est de constituer la bonne équipe et de fédérer les talents les plus divers.
Les porteurs de projets bénéficient d’un environnement exceptionnel. L’excellence des universités : Stanford, campus de Berkeley de l’Université de Californie, est un point d’appuis important mais non différenciant par rapport à d’autres sites dans le monde. Par contre la densité des incubateurs, lieux d’innovation ouverte, avocats et autres conseils, mentors et capitaux risqueurs, est elle sans équivalent. Elle se double d’une vitalité culturelle et intellectuelle qui alimente un formidable terreau de créativité.
En Californie, l’argent privé circule et n’est pas thésaurisée. Ce qui est gagné dans une entreprise qui réussit est immédiatement réinvesti dans de nouveaux projets. Le capital risque est le cœur de cette économie qui mobilise les ressources et les réinjecte immédiatement. Le risque est analysé come un pari sur le positionnement futur de l’entreprise, et de ses technos et produits, et non sur son bilan financier. La question de retour sur investissement ne se pose pas dans les mêmes termes qu’en France.
La valorisation du risque va de pair avec l’acceptation de l’échec. Celui-ci est presque valorisé comme un plus, une occasion d’apprendre. Un porteur de projet qui a déjà connu des échecs peut être considéré comme plus fiable et plus prometteur que celui qui en est à son premier « coup ». Le droit à l’erreur est une réalité.
Alors que devons-nous retenir ici de ce rapide tableau ? Tous ces éléments forment le paysage d’un monde en mouvement, ouvert, tolérant, créatif, qui fait le choix du risque et de l’aventure collective. Cela n’est pas étranger à la culture de l’ouest. La densité de l’écosystème entrepreneurial, la place du capital risque et la reconnaissance du droit à l’échec restent plus éloignés de notre quotidien.
Pour terminer ce prologue je veux souligner que ce tableau ne saurait faire de la Californie un paradis. Le revers du modèle social américain, fondé sur les inégalités de revenus, la faiblesse des solidarités et des protections, la grande précarité qui touche une part croissante de la population, doit rester sans cesse à notre esprit. Comprendre, ne pas imiter, mais s’inspirer et adapter, traduire dans notre histoire, nos valeurs et notre culture ce qui se fait ailleurs me semble la voie à suivre.
10.03.2012
Favoriser une économie de la créativité débridée et décomplexée
On nous parle souvent d’innovation, mais trop peu de créativité ; et pourtant, la région nantaise en est une place forte comme en témoignent les « ateliers du quartier de la création » qui se sont tenus cette semaine à Nantes. Au menu de cet évènement phare : débat autour des questions du design, du numérique, du street art, et même des insectes et des algues. Je suis intervenu lors de la première table-ronde qui portait sur « les valeurs de l’économie créative » autour de 4 idées fortes :
L’économie créative est d’abord une économie comme les autres formée d’entreprises, quels qu’en soit leur statut car beaucoup sont issues de l’économie sociale et solidaire, et qui doivent assurer leur pérennité ainsi que la création d’emploi ancré sur le territoire. Ces entreprises ont comme les autres des responsabilités sociales, environnementales et citoyennes à assumer.
C’est ensuite une économie de créatifs, une économie de l'humain, ce qui justifie le choix politique de développement de l’enseignement supérieur et de la recherche, le soutien au bouillonnement culturel et intellectuel au-delà du financement des grandes institutions, l’attention portée à l’accompagnement et l’attractivité des talents, et la volonté de reconnaître le droit à l’échec sans lequel il n’y a pas de prise de risque ni de créativité.
C’est également une économie de la créativité débridée, libérée. Loin de se limiter à l’innovation technologique, l’économie créative s’appuie sur une approche très large de l’innovation qui reconnaît et soutient toutes les dynamiques de rupture dans les modèles économiques. Elle repose souvent sur des hybridations, des croisements de compétence, notamment entre culture et économie, qui débouchent sur de véritables innovations. Le design tient une place centrale dans ces croisements.
C’est enfin une économie de la créativité partagée. Elle donne toute sa place aux collaborations, aux collectifs d’acteurs, aux nouveaux agencements à travers les associations, les SCIC, les actions collectives. Elle repose sur l’existence de lieux de rencontre et de travail en commun comme la cantine ou le karting. Elle mobilise aussi les citoyens, les consommateurs, dans des dispositifs d’innovation ouverte et partagé comme les livings labs.
L’économie créative est ainsi à la fois un secteur spécifique et une nouvelle manière d’aborder l’innovation et le développement économique. L'économie créative ne doit donc pas rester isolée mais au contraire dialoguer avec le monde du développement durable, de l’industrie, des services.
Les autres intervenants ont également insisté sur la création artistique comme vecteur d’une réappropriation du territoire, à l’image de l’Île de Nantes, où est situé le « quartier de la création». Pendant longtemps, des pans entiers de l’Île ont été abandonnés : les créations artistiques qui voient le jour depuis une décennie, ont permis aux Nantais de se réapproprier l’espace. Le pari était risqué, maintenant, il est gagné !
Ils ont également souligné que si les effets de la créativité ne se ressentent pas toujours dans l’économie directe, elle-même génère de la valeur indirectement dans l’activité économique. Lorsque « Le voyage à Nantes » attire des milliers de personnes, c’est autant de consommateurs qui participent au chiffre d’affaires du secteur touristique nantais. De la même manière, le Louvre génère un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. D'où une interrogation sur l’équilibre à trouver entre les logiques de créativité ouverte et partagée et la protection des droits associés qui permet cette valorisation économique.
Je suis impatient de prendre connaissance de toutes les idées qui se sont échangées au cours de ces trois jours de débats, et de tous les projets qui ont émergé comme autant de points d’appuis pour le développement de notre territoire. Car au-delà du débat nous devons privilégier l’action, le soutien aux envies d’entreprendre, et le développement des lieux et des services qui manquent encore pour transformer ces envies en réussites éclatantes.
26.02.2012
Ecole en crise ! Besoin d’alternance.
La France souffre de ne pas former suffisamment de jeunes à tous les niveaux, notamment supérieurs. Une mobilisation générale face à l’échec scolaire est indispensable pour éviter le décrochage et rendre une perspective de succès à tous les jeunes. Chercher à renforcer les sorties prématurées du système éducatif via la voie de l’apprentissage dès la quatrième est donc l’exact inverse de ce qu’il faut faire. Même l’OCDE le dit au gouvernement français.
J’ai également montré dans ma précédente note en quoi transformer la terminale bac pro en année d’apprentissage était un non sens. Cette proposition de Nicolas Sarkozy est aujourd’hui dénoncée par tous les acteurs de la communauté éducative.

L’assouplissement de la carte scolaire était hier paré de toutes les vertus. La chercheuse Nathalie Mons montre que cette politique a renforcé les inégalités. Elle s’est également traduite par un renoncement à l’objectif d’une éducation de qualité pour tous comme le montre la remise en cause de l’éducation prioritaire. Au lieu de leur ouvrir de nouvelles possibilités, elle a « enfermé » les élèves défavorisés dans des établissements désormais moins soutenus par la puissance publique.
L’accumulation des signaux négatifs, notamment liés aux suppressions de poste, s’est traduite par une crise de recrutement sans précédent dans l’éducation. Les jeunes ne font plus confiance dans le système éducatif et se détournent de ses métiers. Crise de recrutement et suppressions de postes se conjuguent pour nourrir l’emploi précaire qui atteint des niveaux jamais égalé dans l’éducation nationale.
Nous avons besoin d’un nouveau contrat entre l’école et la nation. La création de 60000 postes en 5 ans ne fait pas à elle seule une politique éducative mais constitue le signal fort dont le pays a besoin. Le changement, c’est maintenant !
06:52 Publié dans Décrypter l'actualité, Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.02.2012
Mettre les jeunes et les chômeurs au travail : les mirages de Nicolas Sarkozy. La question clé est celle de la création des emplois par la relance de l’investissement et l’innovation.

Obliger les chômeurs de plus d’un an à occuper un emploi :
Les chômeurs de plus d’un an sont prêts de 90 000 en Pays de la Loire comme le montre la note de conjoncture de l'ORES. Pour la France entière le nombre d’emplois vacants non pourvus tourne autour de 300000 soit maximum 20000 en Pays de la Loire (notre région représente autour de 5% du PIB et de l’emploi salarié national).
Comment proposer 90000 emplois aux chômeurs de longue durée quand seulement 20000 peuvent être disponibles ?
Contraindre les titulaires du RSA à effectuer un travail d’intérêt général de 7 heures par semaine :
Les titulaires du RSA sont prêts de 80000 en Pays de la Loire. La proposition de Nicolas Sarkozy revient à créer 16000 emplois aidés dans le secteur public dans notre région, soit plus de 300000 en France. Quand François Hollande propose de créer 150 000 emplois d’avenir réservés aux jeunes il est accusé de ruiner les finances publiques.
Où est là cohérence de Nicolas Sarkozy qui propose de créer plus de 300 000 emplois aidés pour les titulaires du RSA mais dénonce François Hollande et ses 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes ?
Transformer la terminale bac pro en année d’apprentissage :
La région des Pays de la Loire compte 30000 apprentis et 25000 lycéens professionnels. La proposition de Nicolas Sarkozy reviendrait à créer autour de 8000 nouveaux contrats d’apprentissage qui sont, rappelons-le, des contrats de travail.
Le contrat récemment signé entre l’État et la Région prévoit seulement une augmentation de 3000 apprentis sur la période 2011-2015. Dans le contexte de la crise, il a été très difficile de trouver des contrats pour tous les jeunes concernés, les entreprises étant réticentes à créer ces emplois. Comment dans ce cas les entreprises régionales pourraient-elles créer 8000 contrats pour absorber 8000 apprentis de plus. Si l’on considère les entreprises de plus de 250 salariés, les seules assujetties à l’obligation légale de 5% des emplois en alternance, cela représenterait dans notre région 20 contrats par entreprise en moyenne.
Comment dans le contexte de la crise, les entreprises ligériennes pourraient-elles créer sans autre soutien les 8000 emplois supplémentaires correspondant à 8000 apprentis de plus ?
Comme on peut le constater, les propositions de la droite frôlent l’absurde. On règlerait les problèmes d’emploi en obligeant ceux qui n’en ont pas à occuper des emplois qui n’existent pas. C'est cruellement se moquer des chômeurs.
Le seule véritable réponse à la question du chômage n’est pas dans la création de nouvelles usines à gaz mais dans la création d’emploi qui nécessite une relance de l’investissement et un effort accru de recherche et d’innovation. Nous n’avons rien entendu de tout cela dans la bouche du Président – candidat.
14:28 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

