25.01.2012
Forum Atlanpolitain : « Histoire d’innover »
Atlanpole, technopole de Nantes Atlantique depuis 1987 est un outil des collectivités dont on a la chance de bénéficier sur ce territoire pour accompagner les projets innovants. Qu’elles soient émergentes comme MITIS ou matures comme Biofortis, ces entreprises se retrouvent chaque année dans le cadre du « Forum Atlanpolitain » pour échanger avec des porteurs de projets et des jeunes créateurs autour de l’esprit d’entreprendre. Ces entreprises sont « un laboratoire d’idées et de forces créatrices » qui apportent des réponses aux enjeux essentiels de l’attractivité économique de notre territoire. Elles ont comme les autres entreprises des responsabilités face aux questions d’emploi, de formation, de développement local, de parité hommes/femmes.
Avec ses 345 entreprises innovantes, Atlanpole concoure au dynamisme du territoire et des secteurs d’activités tels que la santé, le numérique encore, l’environnement. L’esprit de créativité des entrepreneurs doit être soutenu par les pouvoirs publics pour faire en sorte qu’il n’y ait pas un projet de développement qui ne trouve pas de partenaires, car derrière chaque projet de sont des emplois qui sont en jeu.
Ainsi, le Conseil régional s’engage aux côtés des entreprises innovantes en augmentant de 35% son budget de la commission du développement économique, recherche, enseignement supérieur et innovation. La responsabilité de la région est de garder ce territoire attractif, d’accompagner les projets et de faire émerger des investissements structurants qui arment le territoire. C’est pourquoi le Conseil régional a mis en place des dispositifs d’aides comme le fond « IDEE » pour les entreprises de moins de 50 salariés qui souhaitent accélérer leur développement. Les Plateformes Régionales d’innovation ont vu le jour pour mutualiser les équipements des entreprises qui souhaitent se regrouper, permettant une plus grande synergie inter-entreprises. Par ailleurs, la Région va engager un nouveau partenariat avec OSEO en mettant en place des outils pour aider l’innovation, technologique ou non, et cela dans l’ensemble des entreprises, y compris de l’économie sociale et solidaire.
Une ambition régionale confirmée par le développement d’une signature : « Pays de la Loire, territoire d’innovation », destinée à renforcer la forte mobilisation régionale dans ce domaine qui représente un investissement d’avenir pour la croissance de notre région.
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19.01.2012
Hessel – Hollande : l’élégance en politique
Stéphane Hessel est devenu une icône, mais c’est d’abord un homme posé au verbe choisi. Dans sa parole vibrent à la fois l’indignation qui l’a mis en mouvement, et le discours de vérité cher à son maître Pierre Mendès-France. D’entrée il demande à François Hollande de se placer dans l’action et non dans le discours, mais pour changer radicalement le monde en quelques mois, comme Roosevelt a su le faire, contrairement à Mendès à qui on en a pas laissé le temps.
François Hollande lui a répondu avec sobriété mais aussi avec intensité. On sent que l’homme a changé ces dernières semaines, qu’il est totalement déterminé, porté à la fois par la volonté et la vérité, auxquels s’opposent la velléité et les cohérences successives de l’hôte de l’Elysée.
Volonté de s’émanciper de « l’empire de l’argent », volonté de faire de la jeunesse sa première priorité, de rendre à tous l’espoir d’une vie meilleure, volonté de mettre la place de la France dans le monde au service d’un nouveau modèle de développement. Vérité sur la situation difficile de notre pays, le déséquilibre des institutions et la nécessité de les réformer vers plus de décentralisation, de dialogue social et de participation citoyenne.
Un débat de bonne tenue donc, sans effets de manche ni petite phrase, mené par deux hommes sûrs de leurs convictions, ouverts et attentifs à l’autre, prenant plaisir au dialogue. Un bon moment de politique à la hauteur des enjeux, dont on ressort un peu plus intelligent.Un dialogue dans lequel Stéphane Hessel a mi un peu de piquant en demandant à François Hollande de tenir ses choix, de ne pas ramollir ses convictions, pour mieux entraîner l’adhésion et convaincre le pays de la nécessité d’une action forte.
Belle journée nantaise donc pour François Hollande qui le matin même avait brillamment réussi son épreuve du feu devant plusieurs centaines d’acteurs culturels réunis dans le cadre des BIS. La majorité des présents se situait plutôt dans le camp de sceptiques mais a été séduit par son engagement et sa crédibilité sur ces dossiers qui ne lui sont pas les plus familiers. Bonne journée également donc pour celles et deux qui attendent un vrai changement en 2012.

21:23 Publié dans A gauche et au PS, Coup de coeur, coup de gueule, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.01.2012
Réforme du quotient familial : un combat qui en vaut le coût

Les faits sont têtus. Le quotient familial se traduit par une réduction de l’impôt sur le revenu. 50% des ménages ne payent pas cet impôt et ne bénéficient donc pas de cette réduction. Selon Le Monde du 12 janvier 2012, parmi les 50% de ménages qui en bénéficient, les 10% les plus riches perçoivent en moyenne 3778€ et captent 6.4 milliards d’Euros sur les 13.9 que coûte le dispositif. Les 10% les plus modestes touchent en moyenne 490€. La moitié des bénéficiaires, les plus modestes, ne touchent à eux tous que 10% des 13.9 milliards d’Euros.
Il est donc nécessaire de revoir ce dispositif parfaitement inégalitaire, ce qui ne remettra en rien en cause la politique familiale française. On doit même pouvoir l’améliorer. En réduisant l’avantage donné aux plus riches, ou en accordant un crédit d’impôt égal à tous, qu’ils payent ou pas l’impôt sur le revenu, on peut aider plus de familles et de manière plus juste.
Pour terminer, donnons la parole à François Hollande lui-même : « Je suis très attaché à la politique familiale. Et je veux encore l’améliorer. Je propose par exemple d’augmenter de plusieurs dizaines de milliers le nombre de places dans le réseau d’accueil des jeunes enfants, en crèche ou dans le réseau des assistantes maternelles. Pour revenir à la fiscalité, comment admettre que les ménages disposant de très hauts revenus puissent recevoir une large part des aides du quotient familial? 10 % des ménages les plus favorisés captent plus de 40% du dispositif. Une famille de trois enfants qui gagne dix fois le smic a un avantage fiscal de 9.000 euros. Une famille de trois enfants dont les revenus n’atteignent que deux fois le smic ne déduit que 600 euros. Il y a un immense écart que nous réduirons par une modulation qui protégera l’ensemble des classes moyennes. »
19:19 Publié dans A gauche et au PS, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.01.2012
La vie des OGM n’est pas un long fleuve tranquille

En Inde, Monsanto est poursuivi pour « biopiraterie ». Pour mettre au point une aubergine OGM, le semencier s’était emparé de plusieurs variétés locales sans demander l’autorisation de les utiliser (Le Monde, 18/8/2011). Aux USA, la chrysomèle du maïs, insecte dont le maïs Bt de Monsanto devait débarrasser les cultures, a au contraire développé une résistance à cet OGM dont les agricultures observent l’efficacité décroissante (Le Monde, 1/9/2011). En Chine, le gouvernement aurait décidé de renoncer à la culture du riz et du blé OGM. Annoncée en octobre cette information n’a pas été démentie (Le Monde, 21/10/2011). Au Pérou, le Parlement décide d’un moratoire de dix ans sur les cultures génétiquement modifiées (Le Monde, 8/11/2011). Vous pouvez découvrir beaucoup d’autres actualités internationales sur le site Inf’OGM.
L’indépendance des experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) est remise en cause dans le cas du dossier d’instruction de la pomme de terre OGM « Amflora » par l’Observatoire Européen des Entreprises (Le Monde, 15/11/2011). En France la polémique se poursuit entre scientifiques quant à l’innocuité des OGM sur la santé animale. Deux études réalisant la synthèse des connaissances disponibles débouchent sur des conclusions opposées. Chacun reconnaît par contre que l’absence d’essais de longue durée sur les animaux nuit à la clarification du débat scientifique (Le Monde, 16/12/2011).
De nombreux acteurs économiques croient néanmoins toujours aux vertus des OGM. BASF espère commercialiser une pomme de terre pour la consommation humaine dès 2014 ou 2015 (Le Monde, 8/11/2011). Les industriels sucriers français voient dans la betterave OGM la bonne réponse à la concurrence de la canne à sucre brésilienne (Le Monde, 8/12/2011). Le grand groupe semencier français Limagrain crée une société commune avec l’allemand KWS pour travailler sur les différentes fonctionnalités des maïs OGM (Le Monde, 21/12/2011)
![ogm[3].jpg](http://christophe.blogspirit.com/media/02/02/712095310.jpg)
La cour européenne de justice a établi cet été que si du miel contenait des OGM il devait être soumis à autorisation et identifié comme tel aux yeux des consommateurs. On imagine les conséquences pour les apiculteurs qui en seraient victimes. Le Monde (23/9/2011) en conclut que « la décision européenne ouvre ainsi la voie à d’éventuels dédommagements des apiculteurs » et que la cohabitation sans dommages est impossible.
L’étude évoquée par « Le Figaro » va dans le même sens. Elle estime possible de faire respecter le seuil maximal de 0.9% d’OGM tel qu’il est défini par la législation européenne en mettant en œuvre de nouvelles pratiques agronomiques pour lutter contre les contaminations. Mais la France a décidé de mettre en place une filière garantissant aux consommateurs des produits « sans OGM » à partir d’un seuil beaucoup plus bas de 0.1%. Pour le Haut Conseil des Biotechnologie il est impossible de garantir le respect de ce seuil. Le choix serait donc entre l’interdiction totale des OGM et le renoncement à une filière sans OGM. Cruel dilemme pour le gouvernement. La position de la gauche française doit être claire : si leur autorisation interdit de garantir au consommateur français des produits sans OGM, alors la liberté de choix n’existe plus, et les OGM doivent être en conséquence bannis définitivement du territoire national.
17:03 Publié dans A la une : OGM, Agir dans les territoires, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
31.12.2011
2012 une année en mieux ?

Une année de démocratie et de citoyenneté
Élections en France, en Allemagne, aux USA, en Russie et dans bien d’autres pays notamment arabes, 2012 sera une année de rendez-vous entre les citoyens et le suffrage universel. Le danger suprême est celui de l’indifférence et de l’abstention qui sapent les fondements de la démocratie. Je forme le vœu que ces échéances permettent une vraie rencontre entre citoyens et élus, un débat fort et approfondi, un moment de citoyenneté exemplaire et producteur d’avenir.
Une année de changement
La France a besoin de changement. Elle n’en peut plus de temps d’arrogance, de brutalité, de destruction des services publics et du lien social. L’explosion couve face à tant d’inégalités, tant de mensonges et tant de frustrations. Le numéro de sauveur de la nation qui vise à culpabiliser les français et empêcher le débat sur l’alternance doit être dénoncé avec vigueur. La droite au pouvoir depuis dix ne peut prétendre sauver le pays de la crise qu’elle a laissé se développer au fil des années. Celui qui a fait exploser la dette du pays ne peux prétendre devenir homme de raison et de rigueur. A la gauche de jouer. Mon vœu pour 2012 c’est que la gauche et François Hollande soient à la hauteur pour donner aux français l’envie d’adhérer à une alternative politique.
Une année de solidarités et d’aventures collectives
L’alternative, c’est d’abord le retour de la solidarité et du collectif. Tout est fait depuis des années pour renvoyer chacun à son isolement, exacerber les peurs et les tensions, faire du Président comme un monarque qui abolirait le collectif et vers lequel chacun devrait se tourner pour attendre un signe. Mais le signe donné par le pouvoir est celui de la peur et du repli : il ne faut plus rien faire, tout arrêter, sabrer dans toutes les dépenses, dans toutes les initiatives,… Un autre chemin est possible, qui combine la rigueur et la justice sociale et fiscale, limite les dépenses inutiles mais maintien la priorité à l’investissement, gère au mieux les ressources mais préserve les services publics comme un bien collectif précieux. C’est par le collectif que la France se redressera et non par la seule exemplarité individuelle. Il n’y a pas de fatalité à la crise ou au déclin, nous pouvons agir, si nous le faisons ensemble et solidaires, en valorisant tous nos talents et tous nos potentiels, en donnant une chance nouvelle à chacun. C’est cela le message de l’espérance, il vaut pour la France comme pour l’Europe.
Une année de prise de conscience et d’accélération des mutations écologiques
Les mutations écologiques s’imposent comme une urgence. Les signes sont là, baisse de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, changement climatique, risque nucléaire,… Il s’agit de changer les politiques et de changer les comportements. Rien de plus difficile que de traiter des enjeux globaux dans un monde fragmenté et dénué de toute gouvernance adaptée. Là encore le renvoi à l’exemplarité et à la culpabilité individuelle ne nous mènera nulle part. Nous devrons faire feu de tout bois : combiner expérimentation locale, choix nationaux et européens ambitieux - expliqués et assumés collectivement et dans la justice sociale - , et combat mondial pour plus de régulation et de cohérence. Loin des discours catastrophiste qui rejoignent le discours sarkozyste de la peur pour réduire à l’impuissance, trouvons les voies d’une action concrète à la hauteur des enjeux.
J’aurais pu évoquer dans cette note bien d’autres défis. Je terminerai donc en plaidant pour l’avenir du livre, papier et numérique, et de médias indépendants, trouvant leur modèle économique, sur tous les supports disponibles. Nous avons besoin de culture et de pluralisme pour connaître et penser le monde qui change si vite sous nos yeux. En 2012 je ne veux pas devenir aveugle !
14:51 Publié dans A gauche et au PS, Agir dans les territoires, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
27.12.2011
La bataille pour la dignité humaine et la démocratie : ne jamais faiblir

Pendant combien d’années nous a-t-on expliqué que certains peuples n’étaient pas faits pour la démocratie, que des dictatures raisonnables nous protégeaient du pire, souvent scandaleusement assimilé à l’Islam ? Les révolutions arabes ont apporté la démonstration du contraire. Les peuples aspirent profondément à la liberté et à la démocratie. Ils construisent leur chemin chacun à leur manière, en fonction de leur histoire et de leur expérience. L’Europe qui a donné une large place à la démocratie chrétienne dans sa vie politique est-elle bien placée pour instruire un procès en légitimité contre tel ou tel parti se réclamant de l’islam ? La nécessaire vigilance ne justifie pas la condamnation a priori des choix d’un peuple. Ne jamais céder sur les principes, ne jamais instruire de procès à charge, telle est la démarche à laquelle je tente d’être fidèle.
Croire au suffrage universel, croire à l’égalité universelle des droits, ce n’est pas raisonnable. Penser que dans chaque homme, quelle que soit sa condition et son lieu de vie, réside la même parcelle de souveraineté, la même capacité à participer du choix de l’avenir d’une collectivité, c’est un pari fou, une croyance fondamentale. C’est pourtant cette croyance qui est la clé de voute de la dignité humaine et fonde la possibilité d’une vie démocratique. Étranger aux religions et aux systèmes philosophiques c’est à cette croyance que je me raccroche et c’est elle qui donne du sens à mes combats. Alors restons intransigeants, soyons solidaire des peuples meurtris, et d’abord du peuple syrien.
« Je ne suis pas philosophe. Je ne crois pas assez à la raison pour croire à un système. Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment il faut se conduire. Et plus précisément comment on peut se conduire quand on ne croit ni en Dieu ni en la raison. » Albert Camus.
19:46 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.12.2011
De Rugy et la Bretagne, les limites de la politique des coups.

Il y a donc en France des parlementaires qui n’ont pas d’autres priorités que d’alimenter régulièrement de vieilles querelles institutionnelles. Batailler en tandem avec un élu UMP pour la reconstitution administrative de la Bretagne historique est évidemment une priorité politique majeure à cinq mois des élections présidentielles. La crise financière, le chômage, la casse des services publics, non, la Bretagne ! Merci pour le service rendu à la gauche et sa perception par les classes populaire.
Je ne suis pas non plus certains que l’on rende ainsi service à la Bretagne. Cet amendement disparaîtra dans la suite de son examen au Parlement ; ce nouvel avatar procédural, loin de lever une espérance, marquera une nouvelle fois l’impasse du débat sur la réunification. Cette quête stérile épuise la Bretagne qui est pourtant elle-même confrontée à d’autres défis. Je ne crois pas que la stratégie actuelle fondée sur le lien entre développement et identité ne conduise aux succès espérés.
L’amendement de François de Rugy visait à permettre à la Loire-Atlantique et aux départements bretons de décider seuls de leur avenir sans que soient consultées les populations des autres départements des Pays de la Loire. Je peux comprendre que les partisans de du rattachement regrettent de dépendre de cette consultation, mais disposer de la capacité de détruire une région sans demander l’avis de ses habitants est particulièrement inique. François de Rugy devrait comprendre que l’avenir de l’ouest et de son organisation institutionnelle ne peut dépendre d’un coup de force des uns contre les autres mais passe par un consensus et une construction commune. Il n’y a pas d’autre chemin possible pour des hommes et des femmes censés, attachés à l’intérêt général, voulant construire avec les autres et non contre eux.
Enfin, peut-on vraiment encore croire dans l’ouest que le retour à des frontières héritées de l’histoire répondra aux enjeux d’aujourd’hui et de demain ? Je fais partie de ceux qui défendent à terme la création d’une région armoricaine Loire – Bretagne. Cette région existe déjà par la géographie, les liens humains, les projets communs. L’histoire s’écrit en regardant vers l’avenir et non en menant des combats d’arrière garde. C’est au sein de cette grande région que la Bretagne retrouvera sa cohérence et pourra œuvrer au rayonnement de sa langue et de sa culture.
Quant à moi, je ne peux me résoudre à cet écartèlement. Viscéralement nantais, mes parents sont tous les deux comme moi nés à Nantes. Avec trois de mes grands-parents vendéens et le dernier landais je pourrais vivre loin de la Bretagne ; pourtant « par chance, mais aussi par vouloir, je dors en Bretagne ce soir ». Xavier Grall, Louis Guilloux ou Georges Perros, comptent pour moi autant que Julien Gracq ou René-Guy Cadou. Les rares fois où j’entends une cornemuse dans les rues de Nantes, je le ressens comme une évidence émouvante, et pourtant je suis le premier vice-président de la région des Pays de la Loire. Je pense métissage et identités plurielles avant de penser appartenance, je crois être ainsi fidèle à mon combat et aux valeurs de la gauche.
17.12.2011
Les années passent, les inégalités s’accroissent.

Selon Le Monde du 25 novembre 2011 commentant les chiffres de l'INSEE : « En 2010, le patrimoine brut, c'est-à-dire l'ensemble des actifs détenus par un ménage (biens immobiliers, professionnels, patrimoine financier mais aussi matériel...), détenu par les 10 % les mieux dotés est en moyenne 35 fois plus élevé que celui dont disposent les 50 % de ménages les moins dotés. Ce rapport était de 32 en 2004. »
Le patrimoine des 10% les plus riches est en moyenne de 550000€ et celui des 10% les moins riches de 2700€. En dix ans cet écart a augmenté de 30%. La baisse de la fiscalité des successions et le démantèlement progressif de l’impôt sur les grandes fortunes a joué au bénéfice des plus riches. La hausse du chômage et les crises sociales à répétition ont au contraire pesé sur les plus fragiles.
Le système de redistribution qui devrait, même partiellement, réduire les inégalités, contribue au contraire à les renforcer. Une autre enquête publiée par l’INSEE dans « France, portait social 2011 » montre en effet que lorsque l’on fait le bilan des impôts et des cotisations payées, et des allocations perçues, les plus pauvres sont les grands perdants des évolutions constatées entre 1990 et 2010. Au terme de ces 20 ans d’évolution, les 20% les plus riches gagnent en moyenne 680€ et les 40% les plus modestes perdent en moyenne plus de 400€.
Dans une période de crise, les français ne peuvent se retrouver autour de choix difficiles si la justice sociale ne vient pas cimenter la communauté nationale. Cela passe par une réforme fiscale audacieuse, c’est l’engagement qu’a pris François Hollande et qui a contribué à son succès aux primaires. J’attends avec impatience janvier et le vrai début de la campagne électorale pour rentrer de plain pied dans ce débat.
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14.12.2011
Comment Frank Louvrier s’est « fait la malle », « déballonné », « dérobé »,…
Une des inconnues était le sort réservé à Franck Louvrier, celui que l’on voit partout, à Nantes, à La Baule, à Châteaubriant, mais qui n’arrive jamais nulle part. Pourtant la rumeur revenait de manière insistante sur une candidature du conseiller du Président de la République sur la 1ère circonscription de Nantes. Patatras ! Dans le foutoir qu’est la droite nantaise, Louvrier a trouvé peu de soutiens pour aller au charbon. Si je suis bien informé, il a du renoncer à sa candidature plutôt que de prendre le risque de succomber aux coups de ses amis avant même de pouvoir affronter la gauche. Pour justifier de sa défaillance il n’avait plus qu’à se trouver une excuse un peu bâclée : « Le Président a besoin de moi ». C’est un peu court mais on compatit.
C’est donc François Pinte qui partira sur la 1ère circonscription. Sans beaucoup de conviction, le Président de l’UMP a joué de son statut pour éviter la multiplication des candidatures qui aurait couvert la droite nantaise de ridicule. Il abandonne ainsi la 2ème circonscription, avec regret dit-on à droite, où il s’était pourtant déjà présenté deux fois. Les poids lourds de l’UMP ne se sont pas précipités pour affronter Marie-Françoise Clergeau ou Michel Ménard. Annick le Ridant et Isabelle Mérand n’auront quant à elle pas la tâche facile face à Jean-Marc Ayrault et Dominique Raimbourg.
Les élections législatives n’ont pas encore commencé mais le bilan est déjà lourd pour la droite nantaise : Louvrier sur le carreau, Pinte contraint au transfert pour sauver la face, la défaite assumée d’avance sur les autres circonscriptions. On leur souhaite bien du courage.
12.12.2011
François Pinte critique littéraire ?

François Pinte, "leader" de l'opposition régionale, a longuement dénoncé cet investissement qu'il juge dispendieux, et moqué Julien Gracq qualifié d'écrivain d'envergure tout juste nationale. On ne savait pas François Pinte critique littéraire, ni aussi ignorant du rayonnement mondial de l’œuvre d'un des rares écrivains à avoir été publié de son vivant dans la pléiade.
Cette prise de position hasardeuse témoigne bien des partis pris de la droite régionale: une approche condescendante de la culture, jamais considérée comme un facteur de développement ou d'attractivité du territoire; une dévalorisation systématique des atouts de notre région et des dynamiques qui y prennent vie; une approche dépressive de l'action publique qui veut qu'en temps de crise on ne doive plus rien faire.
Un peu de poésie, un peu de rêve, un peu de risque, un peu d'enthousiasme, un peu d'envie, voilà tout ce que l'on souhaite à François Pinte.
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