22.11.2009
"Le patron sait mettre les réverbères en veilleuse"
J’ai rencontré Grégory Filipo au moins de septembre à l’occasion de la fête de la rose du Parti Socialiste de Loire-Atlantique à Préfailles. Il était venu représenter la CCI avec Tony Le Saffre pour dialoguer avec les représentants syndicaux et les militants socialistes autour de la question de l’emploi et de l’entreprise. Sans masquer les différences d’approches et d’intérêt, les différents intervenants avaient souligné la nécessité de privilégier des capitaux et centres de décision locaux pour construire dans la durée au bénéfice de tous. J’avais apprécié la qualité de ses interventions et son respect des autres.
Son entreprise d’une dizaine de salariés, « TMC innovation » a placé le développement durable au cœur de son projet en mettant au point un mat d’éclairage public autonomie alimenté par l’énergie solaire et en proposant un mode économe d’éclairage au cœur de la nuit. Il contribue ainsi à montrer que l’innovation peut concerner toutes les entreprises, même les plus petites, et qu’elle peut reposer sur des procédés simples mais créatifs.
Comme Grégory Filipo l’a lui-même souligné à Préfailles et dans la presse, le soutien de la Région des Pays de la Loire a été essentiel pour la réussite de ses projets. La Région l’a aidé à mettre au point sa stratégie de développement et à embaucher un jeune ingénieur indispensable pour piloter l’innovation. Pas besoin de plus long discours, la preuve par l’exemple se suffit à elle-même.

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18.11.2009
Les nanos : face amour, face amère
Lors du lancement du débat public sur les nanotechnologies, "Le Monde" avait titré "Des applications déjà nombreuses, des risques encore très mal connus". Une récente publication scientifique vient éclairer cette ambivalence des nanos en soulignant à la fois leur dangerosité potentielle et les horizons nouveaux qu’elles éclairent.« Dans le domaine des nanos, la technologie est allée plus vite que la science » me confiait il y a peu un parlementaire qui connait bien ces questions. En d’autres termes, l’usage des nanos se développe très rapidement sans que l’on comprenne pour autant très bien ce qu’elles sont fondamentalement. Une fois de plus, les usages sociaux des innovations technologiques vont plus vite que leur évaluation scientifique et sanitaire.
Très récemment, une équipe de recherche médicale de Bristol a montré que les nanoparticules en alliage cobalt-chrome présentes dans des prothèses en métal se diffusaient en grand nombre dans l’organisme et avaient des effets toxiques directs. Ces nanos peuvent endommager l’ADN et les chromosomes d’une cellule sans pour autant traverser la barrière cellulaire. Il ne s’agit pas d’un miracle ! Les nanos sont ainsi susceptibles de déclencher de nouvelles interactions en activant des voies de communication entre cellules.
Le paradoxe est que cette étude souligne ainsi de nouveaux risques et de nouveaux potentiels. Cette capacité d’interaction accroît encore les risques de toxicité mais elle ouvre également de nouvelles voies d’action thérapeutique si l’on parvient à faire des nanoparticules des "messagers" porteurs d’une réponse thérapeutique à un dérèglement cellulaire.
Cette plasticité du vivant de l’infini petit et la réversibilité des risques et opportunités donne quelque peu le tournis. Ces éléments soulignent la nécessité absolue de maîtriser l’innovation scientifique et d’explorer simultanément ses risques et ses avantages. Il devient en tout état de cause urgent d’investir massivement dans les recherches relatives à la toxicité des nanoparticules ; tarder nous ferait courir le risque d’une nouvelle crise sanitaire et politique qui entraverait pour longtemps le développement de technologies par ailleurs prometteuses.
11:06 Publié dans Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2009
Inégalités de revenus et statistiques publiques : la preuve par l’exemple
On peut regretter que les dernières données disponibles datent d’il y a 4 ans. En effet, en 2005, l’INSEE a changé ses méthodes de calcul, ce qui rendra aléatoire toute comparaison entre les chiffres postérieurs à 2005 et les données antérieures. Le plus étonnant est que cet organisme n’ait pas prévu de produire de nouvelles données avant 2011. Le gouvernement a-t-il donné instruction de ne pas publier de nouvelles études à ce grand institut français de statistiques qui a perdu récemment son autonomie ? En effet, hier établissement public relativement indépendant, il n’est désormais plus qu’un service administratif dépendant directement du ministère des Finances.

La comparaison entre les chiffres de 2005 et 1997, la dernière possible, est néanmoins éclairante. Elle porte la marque des deux politiques contradictoires menées par les gouvernements Jospin puis Raffarin. Les 10% des Français les plus pauvres ont vu leurs revenus augmenter de 16% suite à la revalorisation du Smic et au reflux du chômage lié à la mise en œuvre des 35 heures. A l’inverse, la fin de cette politique volontariste et le retour aux recettes libérales après 2002 ont libéré les mécanismes de creusement des inégalités. Les 5% des Français les plus riches ont au cours de la même période eux aussi vu leurs revenus augmenter de près de 16%. Les chiffres sont parfois trompeurs, le même pourcentage d’augmentation se traduit pour les plus pauvres par un gain de 1340€, mais pour les plus riches, par une hausse de revenus de 5450€. Derrière l’égalité des progressions en pourcentages se cache une augmentation des inégalités réelles.
Les données disponibles restent néanmoins très insuffisantes pour analyser précisément l’évolution des inégalités de revenus. L’INSEE ne dit en effet rien de ce qui se passe au-delà de la limite des 5% des plus riches, alors que c’est au sommet de la hiérarchie sociale que les hausses sont les plus vives. L’accumulation des richesses par une infime minorité de français reste dans la pénombre faute d’être éclairée par des données précises.
L’existence de statistiques publiques indépendantes et fiables est donc bien une condition nécessaire pour une vie démocratique vivante et pluraliste.
06:38 Publié dans Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.11.2009
Carte scolaire : la "simple ânerie"

"Le rapport de la Cour des Comptes sur l'assouplissement de la carte scolaire confirme que cette politique est néfaste. Quelle autre solution peut-on proposer ? Le rapport de la Cour des Comptes sur la politique de la ville, remis au Sénat le 3 novembre, analyse l'évolution des collèges depuis "l'assouplissement de la carte scolaire" voulu par le président de la République. Il montre que la ghettoïsation des établissements difficiles s'est accentuée. Sur 254 collèges ambition réussite, écrit Le Monde, 186 ont perdu jusqu'à 10% de leurs élèves. Essentiellement les moins pauvres. A Paris, le rectorat a inventé l'expression "collège dépressionnaire" pour désigner ces établissements d'une façon tristement éloquente.
Des effets déjà connus. A vrai dire, l'analyse de la Cour des Comptes avait déjà été faite il y a plus d'un an. Les inspecteurs généraux Jean-Pierre Obin et Christian Peyroux avaient remis à X. Darcos un rapport qui annonçait cette dégringolade. "Dans la plupart des départements visités", écrivaient-ils, "la question de la survie de certains collèges est ouvertement posée… C'est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l'épreuve : dans les établissements les plus convoités, il y a peu d'élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu." Ils posaient le diagnostic de la survie de ces établissements.
Double ânerie. Pour toute réponse, X Darcos s"était contenté de qualifier de "double ânerie" les conclusions du rapport des deux inspecteurs. Luc Chatel est plus aimable et annonce la publication d'un rapport interne à la fin de cette année.
Que faire ? L'ancienne carte scolaire avait montré ses limites. Elle n'avait pas réussi à lutter contre la ghettoïsation. Mais, inversement, les pays qui pratiquaient la liberté de choix totale (la Belgique, l'Angleterre) sont en train d'instaurer des règles. C'est cette gestion régulée que préconisait aussi Nathalie Mons, dans un article écrit pour le Café. "Tout dépend de la façon dont est conduite la réforme de la carte scolaire" écrivait-elle. "La recherche que j’ai menée sur les politiques de libre choix de l’école montre que dans les pays de l’OCDE il existe deux grandes voies de réforme de la sectorisation classique. Dans un premier cas, que j’ai appelé « le libre choix total », les familles choisissent l’école de leurs enfants et les établissements sélectionnent les élèves qu’ils souhaitent recruter. Il n’y a pas de médiateur entre les parents et le chef d’établissement qui - lorsqu’il est à la tête d’un établissement prestigieux - s’avère être le décideur final… La carte scolaire peut également être réformée selon une seconde logique que j’ai qualifiée de « libre choix régulé ». Dans ces pays, si le choix des parents s’impose comme la règle de base de l’organisation, les inscriptions sont cependant régulées en aval par les autorités locales en charge de l’affectation des élèves". Luc CHatel aura-t-il la volonté et la puissance politique nécessaire pour une politique de rééquilibrage social ? "
Retrouvez le dossier complet de la carte scolaire sur "le café pédagogique".
06:51 Publié dans Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2009
L'avion a survolé Nantes trop bas
Mardi dernier, un avion de la compagnie turque Onur Air a survolé Nantes trop bas. L'incident a été immédiatement détecté et la trajectoire corrigée. Cet incident vient néanmoins souligner la dangerosité de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique.Cette nouvelle alerte ne doit pas être surestimée mais elle ne saurait non plus être prise à la légère. La responsabilité des décideurs est d'agir avant qu'il ne soit trop tard et que la catastrophe ait eu lieu. Le déménagement de l'aéroport est indispensable.
10:16 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.11.2009
Erika : les régions face à Total

Face à l’inaction de l’État en ce domaine force est de constater qu’il ne reste plus que les régions pour faire prévaloir l’intérêt général. Ce qui se joue dans ce procès n’est pas seulement la réparation des dommages matériels et le « remboursement » des frais engagés par les acteurs locaux confrontés à la marée noire. Ce qui est en question c’est une nouvelle étape dans la reconnaissance du principe pollueur – payeur en faisant de l’écosystème un acteur à part entière dont les atteintes à l’intégrité doivent être sanctionnées.
La nature ne peut se présenter à la barre d’un procès, il lui faut dont des porte-paroles. C’est désormais le rôle qui revient aux grandes collectivités locales qui en ont la volonté, aux cotés des associations de défense de l’environnement. C’est ainsi que Jacques Auxiette a été amené à déposer devant le tribunal pour rappeler l’étendue de la catastrophe sur le territoire des Pays de la Loire et ses conséquences pour les milieux naturels et l’environnement. Plus que jamais nous avons besoin de régions fortes pour défendre sur nos territoires.
13:43 Publié dans Agir dans les territoires, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
A train d’enfer
Cet investissement régional était indispensable pour renforcer un réseau TER dont la fréquentation ne cesse de croître. Celle-ci a dépassé les 15 millions de voyageurs en 2008 soit une augmentation record de 10,6% en un an, hausse qui se poursuit depuis le début de l’année 2009.
Cette augmentation du trafic est alimentée à la fois par la croissance démographique ininterrompue des Pays de la Loire et par un engouement qui ne se dément pas pour les transports collectifs. Les bouchons n’expliquent pas tout ; il y a dans la région une véritable prise de conscience des enjeux climatiques, et une volonté citoyenne de remplacer l’usage individuel de la voiture par le recours au train ou au tramway.
C’est pourquoi depuis 2004 la région a dépensé 350 millions d’Euros pour l’achat de 60 rames, prépare la réouverture de la ligne Nantes – Châteaubriant en 2011, et soutien projets de tramway des agglomérations.
Ce renforcement des capacités de transport ne sera pas suffisant pour faire face à l’augmentation de la demande. En effet, sur certaines lignes comme Nantes – Angers, se sont les infrastructures elles-mêmes qui sont désormais saturées. La région se trouve donc confrontée à un défi majeur. Il lui faudra au cours des prochaines années investir massivement pour, au-delà de ses compétences, accompagner Réseau Ferré de France, dans l’amélioration du réseau ferroviaire. C’est la clé du développement de l’utilisation du rail pour la desserte périurbaine ; beau défi pour la prochaine mandature.

06:59 Publié dans Agir dans les territoires, Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
Identitié nationale: petite manoeuvre d'un petit ministre

On peut comprendre la volonté du gouvernement d'ouvrir la polémique sur un sujet tiré de son chapeau dans la précipitation. Hausse du chômage et approfondissement de la crise sociale, polémique sur la fiscalité des hauts revenus, critiques virulentes sur les réformes de la taxe professionnelle et de la décentralisation, Sarko est dans l'œil du cyclone et il ne supporte pas cela.
Avec l'enthousiasme du nouveau converti, Besson lui offre donc sur un plateau une polémique bien venue pour déstabiliser la gauche et détourner les regards des dossiers en cours. On frise le ridicule. En 24 heures on demande aux préfets d'organiser un grand débat national. une partie d'entre eux explique courageusement être dans l'incapacité de répondre à cette sollicitation. A défaut un site internet rapidement bricolé fera l'affaire. Voilà comment on lance un débat national sur un sujet aussi délicat.
Car de deux choses l'une, soit il s'agit de réaffirmer l'attachement des français à la République et à ses symboles, et pour cela faut-il un débat? y a-t-il péril en la demeure? soit il s'agit de réveiller le vieux fantasme d'une France blanche menacée par l'immigration et la mondialisation pour faire oublier la crise et les affaires.
La droite joue cyniquement avec le feu, n'allons pas jouer avec elle. Les déçus du sarkozysme alimentent la remontée électorale du FN, ce n'est pas notre affaire. Avançons nos idées et nos propositions, et surtout n'oublions pas que la principale faillite de la République c'est le maintien des discriminations et l'incapacité de notre société à donner toute leur place en son sein aux jeunes français d'origine étrangère. Ce débat-là vaut la peine d'être mené!
09:19 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.11.2009
Statistiques publiques : le grand truquage
Un collectif de fonctionnaires issus de la recherche publique et de spécialistes de la statistique a publié récemment un livre dénonçant les pressions gouvernementales au sujet des résultats chiffrés qu’ils produisent dans leurs services respectifs. On y découvre ainsi les « ficelles » pour bidouiller les chiffres, le tout avec un objectif pédagogique : expliquer comment le pouvoir manipule les statistiques. S’appuyant sur 7 exemples très concrets, l’ouvrage s’attache à décrire dans le détail les opérations de quantification et d’analyse des faits sociaux concernés, sans jamais tomber dans l’écueil d’une simplification caricaturale.
Tous ces exemples coïncident avec des promesses de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, et on s’aperçoit vite que le gouvernement s’arrange avec les chiffres pour masquer l’échec de ses orientations politiques (en faisant croire au contraire que ses objectifs sont atteints).
Le Grand Truquage explique ainsi les 4 grands types de manipulation utilisés par le gouvernement pour faire accroire que les politiques publiques adoptées sont efficaces. Dressons-en le portrait.
Bidouille n°1 : la tactique de l’indicateur unique
En utilisant un indicateur unique pour décrire un phénomène multidimensionnel, on peut donner à un résultat peu favorable un aspect plus flatteur. C’est par exemple ce qui a été fait pour l’indicateur de pauvreté, en utilisant un indicateur taillé sur mesure plutôt qu’un indicateur international « qui a l’inconvénient majeur de rester stable »…
Bidouille n°2 : l’exploitation abusive des moyennes
Une moyenne est un indicateur bien pratique pour raconter ce qu’on a envie, dès lors qu’elle se résume à une variable dont les valeurs sont très dispersées. C’est le cas de l’indice des prix, dont les variations sont très hétérogènes, ou de l’évolution des revenus, qui cache une énorme disparité entre les revenus les plus hauts et les revenus les plus bas.
Bidouille n°3 : le changement de catégorisation
En camouflant un changement de catégorisation ou un mode d’enregistrement au sein d’un indicateur, on peut obtenir des conclusions plus que variées. Ainsi, pour faire baisser le nombre de chômeurs comptabilisés, le moyen le plus simple est de ne plus considérer comme chômeurs tout un ensemble de personnes qui l’étaient auparavant… Autre exemple : dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, nombreux sont les policiers qui déqualifient certains délits en contraventions pour faire baisser les indices de criminalité.
Bidouille n°4 : la confusion des mesures
En mélangeant la mesure de l’efficacité d’un service à la mesure de l’évolution d’un phénomène social, on fausse les résultats d’une politique publique. Ce fut le cas des heures supplémentaires, dont l’usage restait confus avant la loi TEPA, ou de la diminution des cambriolages, surtout due à une meilleure protection du domicile des particuliers.
En plus de ces explications sur la manipulation des chiffres, les auteurs du Grand Truquage invitent à un combat pour la restauration de l’indépendance de l’information statistique. Car si cette dernière est indispensable dans une démocratie, elle est actuellement en danger : non seulement les manipulations répertoriées permettent d’utiliser les chiffres à mauvais escient, mais en plus les directeurs de plusieurs institutions productrices de statistiques publiques ont été remplacés par des proches du pouvoir (ANPE, Dares, Acoss…).
Enfin, le collectif auteur milite pour l’accompagnement obligatoire des chiffres par des analyses qualitatives. Selon eux, produire de l’information statistique est un service public, cela ne concerne pas que les statisticiens, mais tout citoyen. Chacun doit pouvoir comprendre à quoi correspond chaque chiffre, chacun doit pouvoir accéder aux méthodes de production des statistiques publiques. Pour pouvoir prendre part au débat politique en connaissance de cause, tout simplement.
La région des Pays de la Loire n’est pas inactive dans ce débat. Elle abrite en effet un des principaux réseaux de recherche français et international sur les rapports entre statistiques et politiques publiques autour de Martine Mespoulet. En 2005, le Conseil régional a financé un premier projet intitulé « statistiques en région ». En juin dernier, nous avons sélectionné un second projet encore plus ambitieux « usage des chiffres dans l’action publique territoriale », doté de plus de 700K€. Ces deux projets s’attachent à mener une réflexion critique sur la construction et l’usage des statistiques dans la production des politiques publiques, notamment locale. La recherche régionale est donc au cœur de l’actualité et du débat public.
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30.10.2009
Comme tous les ans, je vous donne rendez-vous pour deux réunions de compte-rendu de mandat
Dès mon élection comme conseiller régional, je me suis engagé à vous rendre régulièrement compte de mon mandat. En effet, la vie démocratique ne se limite pas au moment du vote. L’action publique s’invente au quotidien avec les citoyens, dans le dialogue et la concertation. Les politiques étant faites pour répondre aux besoins des citoyens, il est normal qu’ils en soient les acteurs. Le rôle des élus est dès lors d’écouter, d’organiser le débat, puis de trancher, en fonction de leurs convictions et de leur vision de la société. Depuis 2004, la Région des Pays de la Loire porte cette conception de l’action publique au cœur de son action. Animer un débat permanent avec les citoyens et les acteurs régionaux pour définir de nouvelles politiques, soutenir des projets de territoire élaborés par les élus locaux avec la population, faire prévaloir l’intérêt général sur les considérations politiques locales ; voilà notre méthode pour répondre au mieux, et au plus près des réalités locales, aux attentes et aux besoins des Ligériens.
Je vous propose donc de me retrouver à une des deux réunions de compte-rendu de mandat que j’organise :
. A Carquefou : jeudi 5 novembre à 20h00,
--> salle Beauregard, 19, rue Jules Verne
. A Grandchamps des Fontaines, jeudi 19 novembre à 20h00,
--> salle des Cèdres, en face de la mairie
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