14.12.2009

Un contrat socialiste pour nos régions

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La convention nationale du PS a adopté samedi 12 décembre le "Contrat socialiste pour nos régions". C'est autour du même socle de projet que les 26 têtes de listes socialistes feront campagne dans leur région.

Cette démarche nationale est importante. En 2004, les propositions nationales du PS avaient fortement contribué à la dynamique victorieuse dans 20 régions métropolitaines sur 22. Chacun se souvient de la gratuité des livres scolaires et des emplois tremplins.

A l'heure où de nombreux citoyens reprochent aux socialistes de ne se préoccuper que de la prochaine présidentielle et de se perdre en querelles d'égos, ce travail de qualité vient souligner la richesse des idées et propositions tirées de notre expérience locale. Merci à Jean-Louis Bianco d'avoir su mener à bien ce chantier.

Parmi les propositions mises en avant, quelques unes tiendront le premier rang et symboliseront le combat des socialistes :

D'abord l'emploi : un "contrat de continuité professionnelle" pour parier sur la formation et éviter le chômage pour les salariés menacés, "un contrat d'accès à la qualification" pour les jeunes sortis du système éducatif sans formation aboutie.

Ensuite la jeunesse : un "pack pour l'autonomie des jeunes" pour faciliter l'entrée dans le premier logement, aider au financement du permis de conduire, ou garantir l'accès à la santé et à une mutuelle.

Mais aussi la social-écologie : plafonner le coût des abonnements TER domicile-travail à 1€ par trajet avec le soutien combiné des conseils régionaux et des entreprises.

Et enfin la santé pour tous : un "contrat contre les déserts médicaux" pour assurer la présence de médecins dans tous les territoires et accompagner les démarches de regroupement dans les maisons de santé.


A l'heure où Sarkozy multiplie les diversions, instrumentalise l'identité nationale et la sécurité au risque de réveiller le Front national, le PS garde le cap sur les questions qui intéressent les Français et constituent le socle d'un développement durable et solidaire : l'emploi, la formation, l'environnement, la santé.

Je vous incite à consulter le document complet du contrat socialiste pour nos régions. Vous y découvrirez de nombreuses autres propositions. A chacun désormais de les inclure dans les programmes régionaux en les adaptant aux spécificités de nos territoires. Janvier sera le mois du projet : participez activement aux forums du projet qui sont ouverts à tous et se tiendront en janvier dans les Pays de la Loire autour de Jacques Auxiette.



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07.12.2009

Un appel au rassemblement de la gauche

4162982433_cba9a66a8c_m.jpg Jacques Auxiette et les chefs de file socialistes dans les 5 départements des Pays de la Loire ont tenu samedi une conférence de presse à La Roche-sur-Yon où se tenait le premier forum du projet consacré à l’emploi. A cette occasion, Jacques Auxiette a lancé un appel solennel au rassemblement de la gauche et des écologistes dès le premier tour.

« Les listes sont toujours ouvertes et les socialistes sont prêts à accueillir les responsables écologiques, les communistes, républicains et les citoyens. Jusqu’à la clôture des listes, fin janvier, nous resterons ouverts au rassemblement. Nous voulons une Gauche unie, qui travaille ensemble demain comme aujourd’hui, c’est dans notre intérêt à tous pour gagner les élections et c’est dans l’intérêt des Ligériens. ».

On me rétorquera qu’il est désormais trop tard, que les Verts et les communistes ont fait dans notre région un autre choix, et que nous devrions dérouler tranquillement notre campagne plutôt que de nous soucier encore du rassemblement du 1er tour.

Pourtant, nous ne pouvons nous résoudre à cette division. Nous voyons bien que les choix d’autonomie faits par les uns ou par les autres ne sont pas fondés sur une analyse locale ou un projet régional. Il s’agit de choix de politique nationale pour le moins hasardeux.

Faut-il tourner le dos à six années de travail en commun ? Face à une droite toute puissante, la gauche doit-elle se diviser ou s’unir pour faire des régions des outils de transformation sociale ? Que restera-t-il du Parti communiste ou des Verts dilués dans le Front de Gauche et Europe Ecologie ? Ce n’est pas nous qui posons ces questions mais un nombre croissant de militants et de responsables politiques de ces formations.

Le Parti socialiste est le cœur de la gauche. Il est loin d’être parfait, mais il en reste la principale force militante. Il est uni et rassemblé en Pays de la Loire, où plus de 85% des adhérents ont validés nos listes de candidats. Il doit être sans relâche l’artisan du rassemblement de la gauche.

C’est ce que nous demandent les citoyens. Trop souvent dégoutés et désorientés par les joutes nationales et les divisions artificielles, ils nous demandent de travailler ensemble, pour battre la droite, et leur rendre l’espoir d’une vie meilleure.

17.10.2009

Un coup d'envoi en forme de coup de coeur !

auxiette.jpgDe Laval à Fontenay-le-Comte, de Mamers à Saint-Nazaire, ce sont plus de 600 personnes qui sont venues à Rezé pour prendre part au lancement de la campagne des Régionales de mars 2010 autour de Jacques Auxiette. Le lancement d’une campagne électorale est un moment important voire décisif : il donne la marque de ce que sera la campagne. Mais il est surtout un bon indicateur de ce à quoi ressemblera l’action des futurs élus. Il en donne le ton, le rythme… l’art et la manière.

Innovante, rythmée, participative, la soirée du 16 octobre marque indéniablement le début de la victoire de la Gauche en mars 2010 après une campagne qui s’annonce à coup sûr intense et offensive. La forme de la soirée présage celle de la campagne et du prochain mandat : l’innovation est à Gauche depuis mars 2004. Elle restera à Gauche après mars 2010.

Tous les ingrédients étaient présents ce soir. Militants, sympathisants, témoignages nombreux et concrets sur des sujets du quotidien : conséquences de la crise, accès aux services publics, place de la jeunesse dans notre société, croissance durable…

Jacques Auxiette l’a montré : il est bien un Président à plein temps. Sa connaissance des dossiers, son action continue sur les territoires depuis bientôt 6 ans, démontrent une fois de plus que les choix politiques de la Gauche et ceux la Droite ne sont pas les mêmes. Seule la Gauche peut améliorer concrètement les conditions de vie des Françaises et des Français, des habitants de notre région.

Tous les départements de notre région étaient représentés autour des maires de Nantes, Angers, La-Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans. Les socialistes ligériens sont unis et rassemblées. Des représentants du PRG et MRC ainsi que de nombreux citoyens et militants associatifs ou syndicaux étaient également présents.

Jean-Claude Boulard, le maire du Mans, a bien résumé l’état d’esprit qui régnait en cette soirée d’octobre : "on ressent un fort mouvement de sympathie vers toi, Jacques". Au-delà de ce mouvement, c’est une force qu’on ressent. Et si cette force se met en mouvement, elle emportera tout sur son passage.


Impliquez-vous dans la campagne, suivez son actualité :

Retrouvez les informations sur la campagne et l’élaboration
de notre projet sur www.auxiette2010.fr.

Découvrez les photos du meeting sur Flickr.

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15.10.2009

Meeting de lancement de la campagne de Jacques Auxiette

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Premier meeting de La Gauche en Action,

Pays de la Loire 2010

Vendredi 16 octobre à 20h00, à la Trocardière à Rezé




Adressé aux adhérents du Parti Socialiste et aux sympathisants, ce premier meeting de La Gauche en Action se découpera en plusieurs temps.

En interactivité avec la salle et Internet, Jacques Auxiette sera au centre de la Trocardière et au cœur du débat. Crise, jeunesse, pouvoir d'achat, service public, environnement, la Gauche en France et dans la région... Tels seront les thèmes abordés au cours de cette première partie.

La campagne de la Gauche en Action, le contexte, le timing, les outils... Christophe Clergeau, directeur de campagne, livrera les grandes lignes de la stratégie de campagne et les clés pour bien la mener.


Vous êtes cordialement invités à ce premier grand moment de la campagne.
N’hésitez pas à invitez à votre tour toutes les personnes que vous jugerez utile.
A vendredi !




Halle de la Trocardière à Rezé, ligne 3, arrêt Trocardière.

Bus au départ de Saint-Nazaire, Fontenay le Comte, Angers,
La Roche Sur Yon, Fontenay-le-Comte et Laval

02.10.2009

Les socialistes ligériens en marche derrière Jacques Auxiette

Hier soir, jeudi 1er octobre, les militants socialistes étaient invités à désigner leur tête de liste aux prochaines élections régionales. Seul candidat, Jacques Auxiette a réussi à mobiliser près d’un militant sur deux.

Cette participation est encourageante sur plusieurs points. Avec 48,7%, le taux de participation régional est supérieur à la moyenne nationale du Parti socialiste, et ce malgré la candidature unique de Jacques Auxiette. Par ailleurs, en recueillant 3135 voix, Jacques Auxiette prouve qu’en une soirée, il est capable de rassembler autour de lui plus de militants que la candidate initiale de l’UMP qui, en utilisant le vote électronique, mettait une semaine à atteindre un score inférieur.

C’est donc un Parti socialiste uni et rassemblé qui s’engage dans cette nouvelle campagne. Les militants socialistes rentrent dans la bataille et ont bien compris que là où certains cherchent un poste de président tremplin, Jacques Auxiette sera lui un président à temps plein.

Je vous propose donc de tous nous retrouver le 16 octobre à 20h à la Trocardière (Rezé - 44) pour donner le coup d'envoi de cette campagne. Il nous revient désormais de construire une dynamique collective en associant toutes les forces vives de la région à la construction de notre nouveau projet.

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27.09.2009

Avec les militants socialistes

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Au cours de ces 15 derniers jours, Jacques Auxiette est allé à la rencontre des militants socialistes dans les 5 départements de notre région. Lors de chacun de ces déplacements nous avons trouvé des assistances nombreuses et une ambiance très chaleureuse. Le PS d’ici est loin des affres de la rue de Solférino.

« Les socialistes ont l’occasion de dire du bien d’autres socialistes, nous n’allons pas bouder notre plaisir ». Le bilan de l’action régionale fait la fierté des militants. Ils ont envie de le défendre et de contribuer à la construction d’un nouveau projet pour les années qui viennent.

Cette dynamique va se poursuivre jeudi prochain. Je ne doute pas que les adhérents du PS seront très nombreux à se déplacer pour apporter leur soutien à Jacques Auxiette. Roselyne Bachelot avait été investie par 29% des adhérents de l’UMP qui votaient par internet. Chacun pourra faire vendredi la comparaison.

Mais le plus important viendra ensuite. Ce projet pour l’avenir, c’est avec les citoyens, les associations, toutes les forces vives des Pays de la Loire que nous devrons l’inventer. Depuis 2004, nous avons construit tous nos choix avec les acteurs locaux ; c’est ce que nous continuerons de faire pendant cette campagne. Les ligériens sont prêts à accorder de nouveau leur confiance à la gauche qui a fait le choix de l’action. Nous en apporterons la démonstration dans les prochains mois.


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14.09.2009

Aix ou Carcassonne, à chacun de choisir !

alliance.jpg Les récentes élections municipales partielles d’Aix en Provence et de Carcassonne sont très instructives. Elles témoignent des repositionnements des électeurs suites aux élections européennes de juin. Elles montrent que le rapport des forces du premier tour conditionne très largement le résultat du second. Au moment où les Verts s’apprêtent à choisir leur stratégie électorale, ils ne peuvent pas ne pas en tenir compte.

Le premier enseignement de ces élections est la très forte baisse du score des écologistes depuis les européennes. Ils passent de près de 22,3% à 11,3% à Aix-en-Provence et de plus de 12% à 5,4% à Carcassonne.

A Aix, à l’issue du premier tour, la liste du maire UMP avait près de 10 points d’avance sur celle de son challenger PS. A Carcassonne, au contraire, le PS a viré en tête au premier tour avec 46% contre 40. Le second tour s’en déduit aisément : défaite de la gauche à Aix et victoire à Carcassonne où, avec 54% des voix, Jean-Claude Pérez dépasse au second tour le total PS +Verts du premier.

Dans les Pays de la Loire où UMP et MPF de Philippe de Villiers ont décidé de s’allier dès le premier tour, la gauche ne doit pas se laisser distancer au premier tour, au risque de perdre au second. Les Verts devraient entendre ce message et tirer des enseignements de ces deux élections municipales. Dans le cas contraire, ils risquent à la fois de perdre une large partie de leur électorat et de porter la responsabilité d’une éventuelle défaite.

Si les logiques de désunion persistent au nom d’une stratégie nationale qui ignore nos réalités locales, il reviendra au PS et à ses partenaires de porter seuls la dynamique de premier tour nécessaire à la victoire. Ce sera plus difficile mais cela reste possible. La gauche a progressé à toutes les élections locales dans notre région depuis 2004. Contrairement à ce que laisse entendre la propagande de la droite, relayée complaisamment pas de nombreux médias, la victoire est à notre portée.

31.08.2009

Le retour des socialistes

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L’Université d’été du PS aura donc été une réussite. Après l’échec cinglant des européennes, certains ne donnaient pas cher de la peau du PS. Il a au moins montré qu’il savait prendre conscience de ses difficultés et repartir de l’avant en faisant prévaloir une démarche collective utile et constructive sur les querelles des égos. L’essentiel du chemin reste à faire mais la direction prise est la bonne.


Martine Aubry a d’abord donné un nouvel élan à la rénovation du PS. Les primaires ouvertes désormais acquises vont amener le PS à s’ouvrir très largement sur la société et obligeront toutes celles et ceux qui voudront s’y présenter à porter un projet crédible de gouvernement. La forme et le fond peuvent donc se conjuguer pour donner une crédibilité nouvelle à notre parti et répondre aux attentes fortes du peuple de gauche qui désespère d’une alternative à Sarkozy.

L’application effective du non cumul des mandats et l’attention portée à la promotion des femmes, de la diversité et des nouvelles générations peuvent se traduire par un formidable renouvellement du personnel politique. La volonté de mise en place d’une charte d’éthique qui garantisse le respect des règles commune et notamment celle du vote des militants est de nature à redonner du sens à l’engagement dans notre parti.

La rénovation du PS est une condition nécessaire mais pas suffisante du renouveau. L’enjeu principal est celui de l’élaboration d’un nouveau projet collectif suffisamment créatif pour inventer de nouvelles réponses à la crise que nous vivons et suffisamment précis pour être compatible avec les contraintes du réel et de l’action. Ce que j’ai entendu ce week-end dans les différentes tables-rondes me paraît encourageant, tout comme les propositions concrètes pour répondre à l’urgence sociale faites par Martine Aubry dans son discours de clôture.

J’espère que ces éléments encore fragiles mais unanimement salués comme positifs redonneront espoir aux militants et aux sympathisants socialistes. Nous avons en effet besoin de leur énergie pour mener la bataille contre la droite et gagner les élections régionales, véritable premier tout des élections présidentielles de 2012. J’espère qu’ils feront également réfléchir nos amis écologistes qui se voyaient déjà plumer la volaille socialiste. Plutôt que de lancer des paris hasardeux sur un changement de leadership à gauche, ils feraient mieux de revenir au sens des élections régionales : défendre ensemble le bilan d’une action que nous avons menée ensemble, construire ensemble un nouveau projet ce que nous savons possible, et gagner ensemble pour réussir l’avenir de notre territoire.

Tout en affirmant cela avec force, je n’oublie pas qu’une université d’été réussie ne suffit par à guérir le PS et qu’il revient d’abord à nous, au fil de notre travail des prochains mois, de transformer ce sursaut en rétablissement durable.

28.08.2009

Les socialistes d’accord pour des primaires ouvertes

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Le débat sur les primaires ouvertes qui semblait verrouillé s’est finalement débloqué sous les coups de butoir d’Arnaud Montebourg. J’avais critiqué la forme mais force est de constater que le résultat est là. Martine Aubry a finalement rejoint les nombreux responsables socialistes qui s’étaient déclarés favorables à des primaires ouvertes.

Je n’ai pas toujours été favorable aux primaires. Je pensai que pour construire un grand parti socialiste il était important de préserver le rôle des militants dans la désignation des candidats. Mais je n’en peux plus d’attendre une rénovation qui ne vient jamais. De ce point de vue, Reims a été le congrès de trop. L’avenir du PS passe par une ouverture large sur la société, les primaires le rendent possible même si elles ne garantissent pas la réussite.

Pour une fois, les socialistes sont donc d’accord sur un sujet important. C’est suffisamment rare pour être souligné. Cela peut être un signe fort pour les français. Nul ne pourra se présenter aux primaires sans porter un projet s’adressant à l’ensemble de la société. A quoi serviront encore les petites querelles internes si ce sont finalement plusieurs millions de sympathisants de gauche qui désigneront les candidat(e)s ?

Je crois donc à la possibilité d’un cercle politique vertueux à gauche. Puisque le principe des primaires est acquis, que certains travaillent à leurs modalités, mais que tous se consacrent désormais à la construction du projet sans lequel les primaires n’ont pas de sens, et à la préparation des élections régionales car en cas de défaire le candidat issu des primaires aurait bien du mal a gagner en 2012.

Les primaires sont donc une condition nécessaire à une dynamique nouvelle à gauche mais pas suffisante pour gagner en 2012. Pour les réussir il faudra des idées nouvelles élaborées dans la sérénité et la fraternité. Il faut s’y mettre dès maintenant.




27.08.2009

Crise : chercher la sortie ou penser les ruptures ?

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Depuis hier les journées de rentrée du Parti Socialiste ont démarré par le séminaire des élus. Je constate qu’elles se tiennent dans une ambiance studieuse et sereine et que les discussions sont centrées sur les questions de fonds. La plupart des table-rondes s’organisent autour des questions posées par la crise actuelle et des enseignements à en tirer pour les socialistes.

De nombreuses interventions se rejoignent pour souligner que les socialistes ne doivent pas seulement rechercher une stratégie de sortie de la crise mais penser les ruptures irréversibles que cette crise traduit. Déjà, quand au printemps le PS avait publié son plan de relance alternatif à celui du gouvernement, beaucoup de militants et de sympathisants nous interpelaient autour de la question suivante : « votre plan de relance est intéressants mais pensez-vous vraiment que l’on puisse sortir de la crise et tout recommencer comme avant ?

La crise actuelle n’est en effet pas conjoncturelle. Elle traduit des ruptures qui imposent de repenser totalement ce qu’est aujourd’hui un projet politique de gauche. Ces ruptures sont multiples : la mondialisation est omniprésente et conditionne le contexte d’action dans tous les domaines ; la prise de conscience d’un monde « fini » aux ressources limitées impose de repenser le développement ; la diffusion des usages du numérique transforme le rapport au réel et les flux d’information ; la capacité des Etats à développer des réponses innovantes se réduit au profit des territoires ; le sentiment de crise de la maîtrise politique des enjeux conduit les individus à s’enfermer dans le repli identitaire même si ils restent attachés à des valeurs collectives.

C’est en pensant ces ruptures que le PS retrouvera la confiance de l’électorat. La gauche a besoin d’un nouveau discours politique, d’un nouveau récit de la crise qui permette de montrer qu’elle a compris les mutations en cours et qu’il est possible d’agir dessus pour retrouver le chemin d’un projet mobilisateur. Ce projet doit être à la fois écologique, social et démocratique. Il doit s’inscrire dans une cohérence entre les niveaux locaux, nationaux et internationaux. Il doit permettre de retrouver une cohérence entre un discours, une pratique et une incarnation politique.

Ce que j’écris paraîtra banal et de bon sens. Pourtant, force est de constater que l’expression actuelle du PS ne porte pas sur ces enjeux mais sur trois problématiques utiles mais insuffisantes : l’opposition à la droite, une stratégie de sortie de crise passant par la relance, et bien sûr la litanie des questions internes. Il s’agit donc de procéder à un renversement complet de perspective auquel nous devons procéder d’urgence, les élections régionales peuvent être l’occasion de montrer que nous pouvons, dans les territoires, trouver des réponses innovantes.

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