17.10.2009

Un coup d'envoi en forme de coup de coeur !

auxiette.jpgDe Laval à Fontenay-le-Comte, de Mamers à Saint-Nazaire, ce sont plus de 600 personnes qui sont venues à Rezé pour prendre part au lancement de la campagne des Régionales de mars 2010 autour de Jacques Auxiette. Le lancement d’une campagne électorale est un moment important voire décisif : il donne la marque de ce que sera la campagne. Mais il est surtout un bon indicateur de ce à quoi ressemblera l’action des futurs élus. Il en donne le ton, le rythme… l’art et la manière.

Innovante, rythmée, participative, la soirée du 16 octobre marque indéniablement le début de la victoire de la Gauche en mars 2010 après une campagne qui s’annonce à coup sûr intense et offensive. La forme de la soirée présage celle de la campagne et du prochain mandat : l’innovation est à Gauche depuis mars 2004. Elle restera à Gauche après mars 2010.

Tous les ingrédients étaient présents ce soir. Militants, sympathisants, témoignages nombreux et concrets sur des sujets du quotidien : conséquences de la crise, accès aux services publics, place de la jeunesse dans notre société, croissance durable…

Jacques Auxiette l’a montré : il est bien un Président à plein temps. Sa connaissance des dossiers, son action continue sur les territoires depuis bientôt 6 ans, démontrent une fois de plus que les choix politiques de la Gauche et ceux la Droite ne sont pas les mêmes. Seule la Gauche peut améliorer concrètement les conditions de vie des Françaises et des Français, des habitants de notre région.

Tous les départements de notre région étaient représentés autour des maires de Nantes, Angers, La-Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans. Les socialistes ligériens sont unis et rassemblées. Des représentants du PRG et MRC ainsi que de nombreux citoyens et militants associatifs ou syndicaux étaient également présents.

Jean-Claude Boulard, le maire du Mans, a bien résumé l’état d’esprit qui régnait en cette soirée d’octobre : "on ressent un fort mouvement de sympathie vers toi, Jacques". Au-delà de ce mouvement, c’est une force qu’on ressent. Et si cette force se met en mouvement, elle emportera tout sur son passage.


Impliquez-vous dans la campagne, suivez son actualité :

Retrouvez les informations sur la campagne et l’élaboration
de notre projet sur www.auxiette2010.fr.

Découvrez les photos du meeting sur Flickr.

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15.10.2009

Meeting de lancement de la campagne de Jacques Auxiette

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Premier meeting de La Gauche en Action,

Pays de la Loire 2010

Vendredi 16 octobre à 20h00, à la Trocardière à Rezé




Adressé aux adhérents du Parti Socialiste et aux sympathisants, ce premier meeting de La Gauche en Action se découpera en plusieurs temps.

En interactivité avec la salle et Internet, Jacques Auxiette sera au centre de la Trocardière et au cœur du débat. Crise, jeunesse, pouvoir d'achat, service public, environnement, la Gauche en France et dans la région... Tels seront les thèmes abordés au cours de cette première partie.

La campagne de la Gauche en Action, le contexte, le timing, les outils... Christophe Clergeau, directeur de campagne, livrera les grandes lignes de la stratégie de campagne et les clés pour bien la mener.


Vous êtes cordialement invités à ce premier grand moment de la campagne.
N’hésitez pas à invitez à votre tour toutes les personnes que vous jugerez utile.
A vendredi !




Halle de la Trocardière à Rezé, ligne 3, arrêt Trocardière.

Bus au départ de Saint-Nazaire, Fontenay le Comte, Angers,
La Roche Sur Yon, Fontenay-le-Comte et Laval

02.10.2009

Les socialistes ligériens en marche derrière Jacques Auxiette

Hier soir, jeudi 1er octobre, les militants socialistes étaient invités à désigner leur tête de liste aux prochaines élections régionales. Seul candidat, Jacques Auxiette a réussi à mobiliser près d’un militant sur deux.

Cette participation est encourageante sur plusieurs points. Avec 48,7%, le taux de participation régional est supérieur à la moyenne nationale du Parti socialiste, et ce malgré la candidature unique de Jacques Auxiette. Par ailleurs, en recueillant 3135 voix, Jacques Auxiette prouve qu’en une soirée, il est capable de rassembler autour de lui plus de militants que la candidate initiale de l’UMP qui, en utilisant le vote électronique, mettait une semaine à atteindre un score inférieur.

C’est donc un Parti socialiste uni et rassemblé qui s’engage dans cette nouvelle campagne. Les militants socialistes rentrent dans la bataille et ont bien compris que là où certains cherchent un poste de président tremplin, Jacques Auxiette sera lui un président à temps plein.

Je vous propose donc de tous nous retrouver le 16 octobre à 20h à la Trocardière (Rezé - 44) pour donner le coup d'envoi de cette campagne. Il nous revient désormais de construire une dynamique collective en associant toutes les forces vives de la région à la construction de notre nouveau projet.

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27.09.2009

Avec les militants socialistes

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Au cours de ces 15 derniers jours, Jacques Auxiette est allé à la rencontre des militants socialistes dans les 5 départements de notre région. Lors de chacun de ces déplacements nous avons trouvé des assistances nombreuses et une ambiance très chaleureuse. Le PS d’ici est loin des affres de la rue de Solférino.

« Les socialistes ont l’occasion de dire du bien d’autres socialistes, nous n’allons pas bouder notre plaisir ». Le bilan de l’action régionale fait la fierté des militants. Ils ont envie de le défendre et de contribuer à la construction d’un nouveau projet pour les années qui viennent.

Cette dynamique va se poursuivre jeudi prochain. Je ne doute pas que les adhérents du PS seront très nombreux à se déplacer pour apporter leur soutien à Jacques Auxiette. Roselyne Bachelot avait été investie par 29% des adhérents de l’UMP qui votaient par internet. Chacun pourra faire vendredi la comparaison.

Mais le plus important viendra ensuite. Ce projet pour l’avenir, c’est avec les citoyens, les associations, toutes les forces vives des Pays de la Loire que nous devrons l’inventer. Depuis 2004, nous avons construit tous nos choix avec les acteurs locaux ; c’est ce que nous continuerons de faire pendant cette campagne. Les ligériens sont prêts à accorder de nouveau leur confiance à la gauche qui a fait le choix de l’action. Nous en apporterons la démonstration dans les prochains mois.


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14.09.2009

Aix ou Carcassonne, à chacun de choisir !

alliance.jpg Les récentes élections municipales partielles d’Aix en Provence et de Carcassonne sont très instructives. Elles témoignent des repositionnements des électeurs suites aux élections européennes de juin. Elles montrent que le rapport des forces du premier tour conditionne très largement le résultat du second. Au moment où les Verts s’apprêtent à choisir leur stratégie électorale, ils ne peuvent pas ne pas en tenir compte.

Le premier enseignement de ces élections est la très forte baisse du score des écologistes depuis les européennes. Ils passent de près de 22,3% à 11,3% à Aix-en-Provence et de plus de 12% à 5,4% à Carcassonne.

A Aix, à l’issue du premier tour, la liste du maire UMP avait près de 10 points d’avance sur celle de son challenger PS. A Carcassonne, au contraire, le PS a viré en tête au premier tour avec 46% contre 40. Le second tour s’en déduit aisément : défaite de la gauche à Aix et victoire à Carcassonne où, avec 54% des voix, Jean-Claude Pérez dépasse au second tour le total PS +Verts du premier.

Dans les Pays de la Loire où UMP et MPF de Philippe de Villiers ont décidé de s’allier dès le premier tour, la gauche ne doit pas se laisser distancer au premier tour, au risque de perdre au second. Les Verts devraient entendre ce message et tirer des enseignements de ces deux élections municipales. Dans le cas contraire, ils risquent à la fois de perdre une large partie de leur électorat et de porter la responsabilité d’une éventuelle défaite.

Si les logiques de désunion persistent au nom d’une stratégie nationale qui ignore nos réalités locales, il reviendra au PS et à ses partenaires de porter seuls la dynamique de premier tour nécessaire à la victoire. Ce sera plus difficile mais cela reste possible. La gauche a progressé à toutes les élections locales dans notre région depuis 2004. Contrairement à ce que laisse entendre la propagande de la droite, relayée complaisamment pas de nombreux médias, la victoire est à notre portée.

31.08.2009

Le retour des socialistes

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L’Université d’été du PS aura donc été une réussite. Après l’échec cinglant des européennes, certains ne donnaient pas cher de la peau du PS. Il a au moins montré qu’il savait prendre conscience de ses difficultés et repartir de l’avant en faisant prévaloir une démarche collective utile et constructive sur les querelles des égos. L’essentiel du chemin reste à faire mais la direction prise est la bonne.


Martine Aubry a d’abord donné un nouvel élan à la rénovation du PS. Les primaires ouvertes désormais acquises vont amener le PS à s’ouvrir très largement sur la société et obligeront toutes celles et ceux qui voudront s’y présenter à porter un projet crédible de gouvernement. La forme et le fond peuvent donc se conjuguer pour donner une crédibilité nouvelle à notre parti et répondre aux attentes fortes du peuple de gauche qui désespère d’une alternative à Sarkozy.

L’application effective du non cumul des mandats et l’attention portée à la promotion des femmes, de la diversité et des nouvelles générations peuvent se traduire par un formidable renouvellement du personnel politique. La volonté de mise en place d’une charte d’éthique qui garantisse le respect des règles commune et notamment celle du vote des militants est de nature à redonner du sens à l’engagement dans notre parti.

La rénovation du PS est une condition nécessaire mais pas suffisante du renouveau. L’enjeu principal est celui de l’élaboration d’un nouveau projet collectif suffisamment créatif pour inventer de nouvelles réponses à la crise que nous vivons et suffisamment précis pour être compatible avec les contraintes du réel et de l’action. Ce que j’ai entendu ce week-end dans les différentes tables-rondes me paraît encourageant, tout comme les propositions concrètes pour répondre à l’urgence sociale faites par Martine Aubry dans son discours de clôture.

J’espère que ces éléments encore fragiles mais unanimement salués comme positifs redonneront espoir aux militants et aux sympathisants socialistes. Nous avons en effet besoin de leur énergie pour mener la bataille contre la droite et gagner les élections régionales, véritable premier tout des élections présidentielles de 2012. J’espère qu’ils feront également réfléchir nos amis écologistes qui se voyaient déjà plumer la volaille socialiste. Plutôt que de lancer des paris hasardeux sur un changement de leadership à gauche, ils feraient mieux de revenir au sens des élections régionales : défendre ensemble le bilan d’une action que nous avons menée ensemble, construire ensemble un nouveau projet ce que nous savons possible, et gagner ensemble pour réussir l’avenir de notre territoire.

Tout en affirmant cela avec force, je n’oublie pas qu’une université d’été réussie ne suffit par à guérir le PS et qu’il revient d’abord à nous, au fil de notre travail des prochains mois, de transformer ce sursaut en rétablissement durable.

28.08.2009

Les socialistes d’accord pour des primaires ouvertes

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Le débat sur les primaires ouvertes qui semblait verrouillé s’est finalement débloqué sous les coups de butoir d’Arnaud Montebourg. J’avais critiqué la forme mais force est de constater que le résultat est là. Martine Aubry a finalement rejoint les nombreux responsables socialistes qui s’étaient déclarés favorables à des primaires ouvertes.

Je n’ai pas toujours été favorable aux primaires. Je pensai que pour construire un grand parti socialiste il était important de préserver le rôle des militants dans la désignation des candidats. Mais je n’en peux plus d’attendre une rénovation qui ne vient jamais. De ce point de vue, Reims a été le congrès de trop. L’avenir du PS passe par une ouverture large sur la société, les primaires le rendent possible même si elles ne garantissent pas la réussite.

Pour une fois, les socialistes sont donc d’accord sur un sujet important. C’est suffisamment rare pour être souligné. Cela peut être un signe fort pour les français. Nul ne pourra se présenter aux primaires sans porter un projet s’adressant à l’ensemble de la société. A quoi serviront encore les petites querelles internes si ce sont finalement plusieurs millions de sympathisants de gauche qui désigneront les candidat(e)s ?

Je crois donc à la possibilité d’un cercle politique vertueux à gauche. Puisque le principe des primaires est acquis, que certains travaillent à leurs modalités, mais que tous se consacrent désormais à la construction du projet sans lequel les primaires n’ont pas de sens, et à la préparation des élections régionales car en cas de défaire le candidat issu des primaires aurait bien du mal a gagner en 2012.

Les primaires sont donc une condition nécessaire à une dynamique nouvelle à gauche mais pas suffisante pour gagner en 2012. Pour les réussir il faudra des idées nouvelles élaborées dans la sérénité et la fraternité. Il faut s’y mettre dès maintenant.




27.08.2009

Crise : chercher la sortie ou penser les ruptures ?

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Depuis hier les journées de rentrée du Parti Socialiste ont démarré par le séminaire des élus. Je constate qu’elles se tiennent dans une ambiance studieuse et sereine et que les discussions sont centrées sur les questions de fonds. La plupart des table-rondes s’organisent autour des questions posées par la crise actuelle et des enseignements à en tirer pour les socialistes.

De nombreuses interventions se rejoignent pour souligner que les socialistes ne doivent pas seulement rechercher une stratégie de sortie de la crise mais penser les ruptures irréversibles que cette crise traduit. Déjà, quand au printemps le PS avait publié son plan de relance alternatif à celui du gouvernement, beaucoup de militants et de sympathisants nous interpelaient autour de la question suivante : « votre plan de relance est intéressants mais pensez-vous vraiment que l’on puisse sortir de la crise et tout recommencer comme avant ?

La crise actuelle n’est en effet pas conjoncturelle. Elle traduit des ruptures qui imposent de repenser totalement ce qu’est aujourd’hui un projet politique de gauche. Ces ruptures sont multiples : la mondialisation est omniprésente et conditionne le contexte d’action dans tous les domaines ; la prise de conscience d’un monde « fini » aux ressources limitées impose de repenser le développement ; la diffusion des usages du numérique transforme le rapport au réel et les flux d’information ; la capacité des Etats à développer des réponses innovantes se réduit au profit des territoires ; le sentiment de crise de la maîtrise politique des enjeux conduit les individus à s’enfermer dans le repli identitaire même si ils restent attachés à des valeurs collectives.

C’est en pensant ces ruptures que le PS retrouvera la confiance de l’électorat. La gauche a besoin d’un nouveau discours politique, d’un nouveau récit de la crise qui permette de montrer qu’elle a compris les mutations en cours et qu’il est possible d’agir dessus pour retrouver le chemin d’un projet mobilisateur. Ce projet doit être à la fois écologique, social et démocratique. Il doit s’inscrire dans une cohérence entre les niveaux locaux, nationaux et internationaux. Il doit permettre de retrouver une cohérence entre un discours, une pratique et une incarnation politique.

Ce que j’écris paraîtra banal et de bon sens. Pourtant, force est de constater que l’expression actuelle du PS ne porte pas sur ces enjeux mais sur trois problématiques utiles mais insuffisantes : l’opposition à la droite, une stratégie de sortie de crise passant par la relance, et bien sûr la litanie des questions internes. Il s’agit donc de procéder à un renversement complet de perspective auquel nous devons procéder d’urgence, les élections régionales peuvent être l’occasion de montrer que nous pouvons, dans les territoires, trouver des réponses innovantes.

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24.08.2009

Cinq questions à mes amis verts

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PS.jpgLes élections régionales s'approchent. La droite se rassemble, la gauche doit-elle se diviser alors qu'elle anime solidairement la majorité régionale depuis 5 ans? Avant l'été, les verts ont pris l'option d'une liste autonome. Les socialistes des Pays de la Loire se sont prononcés pour le rassemblement le plus large possible dès le premier tour et ont proposé à leurs partenaires de discuter ensemble d'un nouveau projet. Au retour des vacances d'été, il est utile de relancer le débat avant les décisions finales des uns et des autres. Je poserai donc ici 5 questions à mes amis verts.

Pourquoi une liste autonome alors qu'aucune divergence locale ne le justifie?


Tous les responsables écologistes de notre région le reconnaissent: aucune raison locale ne justifie une liste autonome. Le désaccord sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes existait avant 2004 et n'a jamais empêché de diriger ensemble la région depuis cette date. Le bilan de l’action régionale est jugé par tous bon. Les trois votes majeurs du début de l'année 2009 l'ont été à l'unanimité de la majorité régionale et sans expression d'aucun désaccord. Ils portaient sur le budget 2009, le plan anticrise et l'Agenda 21. Le vote unanime sur l'Agenda 21 est particulièrement important puisqu'il s'agissait d'adopter le programme régional en faveur du développement durable, programme qui nous engage tous pour les 20 ans qui viennent. Pourquoi donc se diviser si l'on est d'accord sur le fonds?

Pourquoi faire des régionales un débat national?

Les mêmes responsables verts expliquent très clairement que l'autonomie aux régionales vise à transformer l'essai des européennes et à construire un grand mouvement de l'écologie politique dans la foulée de la réussite d'Europe Ecologie. Cette démarche est respectable mais peut-on ainsi détourner le leur objet les régionales pour régler un problème national? Les électeurs d'Europe Ecologie aux européennes savaient-ils que leur vote pourrait être utilisé pour justifier la division de la gauche aux régionales? Peut-on avoir défendu l'idée juste qu'il fallait parler d'Europe lors des européennes et réduire les régionales à un débat de politique nationale? Nous souhaitons au contraire faire vivre le fait régional et animer le débat autour des enjeux territoriaux et des compétences de notre collectivité. A nos yeux, toute démarche cohérente et respectueuse des citoyens doit se structurer autour d’une question unique : quelles politiques publiques et quel avenir pour notre région ?

Pourquoi prendre des distances avec l'action menée en commun et abandonner une stratégie gagnante?

La Région des Pays de la Loire n'est pas historiquement à gauche. La droite y reste forte. Nous l'avons emporté pour la première fois en 2004. Les électeurs attendent de nous que nous valorisions et expliquions ensemble ce que nous avons fait ensemble depuis cette date. Toutes nos décisions ont été prises à l'unanimité de la majorité, nous serions donc moins crédibles et moins efficaces pour porter notre bilan si nous étions divisés plutôt qu'unis.

La majorité régionale n'a pas fait que décider des politiques publiques, elle a profondément innové dans la manière de faire de la politique. Nous avons ensemble développé les outils d'une démocratie ouverte, citoyenne et participative. Alors que la gauche se déchirait au niveau national nous avons été exemplaires dans l'union. Nous avons renforcé nos positions à chaque élection et récusé toute logique hégémonique en permettant l'élection d'un député, de deux conseillers généraux et de plusieurs maires verts depuis 2004. Parce qu'il est en avance sur les réalités nationales, le laboratoire politique qu'est notre région doit pouvoir continuer sa marche en avant. Ne changeons pas une pratique qui marche, une stratégie qui gagne.

Pourquoi prendre le risque d'enclencher la machine à perdre face à une droite qui réalise son unité?

La droite régionale reste forte et menaçante. Elle est en train de réaliser son unité avec l'entrée de Philippe De Villiers au comité de coordination de la majorité présidentielle. Le directeur de la communication de l'Elysée sera candidat dans notre région marquant ainsi la volonté au plus haut niveau d'en faire un test national. L'UMP fait de la victoire aux régionales la première étape de la reconquête de tout le terrain qu'elle a perdu depuis 30 ans. L'alliance UMP-MPF montre que la droite n'a pas changé dans notre région, c'est la droite d'hier profondément réactionnaire et conservatrice. Sa victoire serait un danger pour l'équilibre et l'avenir de nos territoires.

Dans ce contexte il serait illusoire de croire que plusieurs listes de gauche peuvent ratisser large au premier tour et ainsi mieux préparer la victoire au second. L'électorat est libre et mobile, il se détermine en fonction d'une offre politique: un projet, une démarche, des femmes et des hommes pour les porter. Le premier tour est déterminant, il fixe les rapports de force et crée la dynamique. La division au premier tour pousse à la différenciation et laisse des traces. Il est ensuite toujours difficile de créer un nouvel élan en quelques jours après une fusion de listes souvent douloureuse.

Nous en appelons donc à la raison, ne laissons pas des consignes nationales enclencher en Pays de la Loire la machine à perdre face à une droite revancharde. Les lendemains de scrutin pourraient s'avérer particulièrement douloureux pour tous.

Pourquoi décider de l'autonomie avant toute discussion sur la possibilité d'une démarche et d'un projet communs?


Depuis le mois de mai, les socialistes des Pays de la Loire proposent aux Verts de se rencontrer pour faire le bilan de l'action menée en commun et débattre d'une nouvelle étape à construire ensemble. Nous savons que nous ne détenons pas seuls toutes les réponses. La crise actuelle nous oblige à innover profondément et nous avons besoin pour cela de toutes les idées, de toutes les énergies. Nous avons donc été très étonnés que les verts diffèrent cet échange et prennent l'option de l'autonomie sans même chercher à vérifier si nous avions la moindre divergence. Cela illustre le caractère artificiel d'une stratégie nationale très éloignée des réalités régionales. Il est encore temps d'ouvrir cette indispensable discussion.

Dans Libération du lundi 17 aout, les responsables de la campagne d'Europe Ecologie décrivent les piliers de leur projet politique: « la planification écologique des territoires, les biens communs, la relocalisation des activités » qui « s'appuie sur les principes de prévention, de précaution et de préservation qui doivent guider toute politique publique ». A titre personnel, je ne vois là aucun point de clivage qui puisse faire obstacle à la construction en commun d'un nouveau projet régional.

Je lance donc un appel aux Verts: prenez le temps de débattre sérieusement avec vos partenaires sur le fonds avant de prendre une décision qui affectera l'avenir de notre région et influera profondément sur celui de la gauche dans les Pays de la Loire.

22.08.2009

Rentrée politique: cap sur les régionales

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A partir de lundi je reprends pleinement mes activités publiques et politiques. Dans les mois qui viennent je me consacrerai en priorité à la préparation des élections régionales. Elu sortant, j'aurai à cœur de rendre compte de mon action en direction des citoyens comme des militants, et de réfléchir avec eux à de nouveaux projets, de nouvelles priorités dans le contexte difficile de la crise que nous vivons.

J'aurai aussi à jouer un rôle actif dans l'animation de cette campagne. Elu Président de l'Union Régionale du PS après le congrès de Reims j'assure avec les premiers secrétaires fédéraux la coordination de l'action du Parti au niveau régional. C'est une des raisons pour lesquelles Jacques Auxiette m'a demandé d'être son directeur de la campagne pour les régionales ce qui est pour moi un grand honneur.

Nous sommes fiers de notre bilan et riches d'idées nouvelles pour réussir cette campagne. Nous souhaitons la mener dans le cadre de l'unité de la gauche et des écologistes. Cette unité reste à construire; la faiblesse actuelle du PS au niveau national pousse en effet les verts à choisir l'autonomie au premier tour ce que je regrette mai je crois l’union toujours possible.

Je suis attaché à mon Parti. Dans les mois qui viennent nous avons besoin d'un PS rassemblé et offensif. C'est nécessaire pour construire un rapport de force favorable à la gauche sur lequel nous appuyer au niveau local, mais aussi pour bâtir un socle de propositions nationales qui donne un sens plus fort au combat mené dans les 26 régions, et faciliter le rassemblement de la gauche et des écologistes.

Je me rendrai donc à La Rochelle, pour le séminaire des élus puis l'université d'été du PS, en espérant que ce soit un moment utile de travail collectif et de fraternité. Je ne comprends donc pas ceux qui rallument le brasier de la division à la veille de ce rendez-vous si important. On ne peut qu'être étonné et amer en voyant par exemple Arnaud Montebourg agiter la menace de son départ du Parti si les primaires ne sont pas mises en place rapidement. Je suis aussi pour les primaires mais où est la cohérence d'un homme qui a contribué à faire gagner Martine Aubry lors du congrès, participe à la direction du PS, et cherche à emporter la décision en pratiquant un chantage destructeur. Ce n'est pas comme cela que nous travaillons au niveau local, notre PS est plus raisonnable, plus collectif et plus constructif que le leur.

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