29.06.2008
Conseil Régional : une session très politique

Le Budget Supplémentaire (BS) permet d’adapter le budget initialement voté en janvier pour tenir compte des rentrées financières non prévues et des besoins nouveaux apparus en cours d’année. Dans la continuité des orientations de la majorité régionale, il a permis d’engager 5M€ supplémentaires pour la recherche et l’innovation avec notamment un complément de financement de 3M€ pour Technocampus, le laboratoire industriel des matériaux composites de demain indispensables à Airbus ou la construction navale. 1,1M€ seront consacrés à la formation de 6000 personnes pour répondre aux besoins de recrutement des industries ligériennes. Nous avons également décidé d’assurer la gratuité de la formation d’ambulancier après celle d’aide soignante déjà acquise, et de revaloriser de 350€ par mois la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle parent isolé ou femme enceinte.
Voté par l’ensemble de la majorité, ce budget supplémentaire a bénéficié d’une abstention constructive du groupe centriste qui s’était également abstenu sur le budget principal en janvier. Seule l’UPL, version locale de l’UMP (alliée au MPF), a voté contre, comme toujours, multipliant les propos mensongers et les attaques personnelles.
On ne peut pas reprocher à l’opposition de s’opposer, c’est même la moindre des choses en démocratie. Pendant des années, la gauche alors dans l’opposition a présenté des propositions, des amendements, pour montrer qu’une autre voie était possible. L’opposition d’aujourd’hui est sans projet est sans idée. Déconnectée du terrain et des forces vives de notre région, elle ne sait qu’agiter les vieilles ficelles poujadistes en dénonçant les prétendues dépenses excessives de communication et de voyage à l’étranger.
De notre coté, nous avançons dans la sérénité. La majorité régionale qui rassemble toute la gauche est unie et cohérente. Préparés avec les acteurs locaux et les citoyens, nos projets et nos politiques bénéficient d’un large soutien, notamment celui du Conseil Economique et Social Régional (CESR) qui a récemment souligné l’excellente santé financière de la Région et la qualité de notre gestion. La grande force de la gauche dans l’Ouest, c’est de réussir à fédérer toutes les énergies locales autour d’un projet d’avenir construit à partir de ses valeurs : démocratie citoyenne, solidarité, accès de tous à l’emploi, à l’éducation et aux services publics, développement durable, ouverture européenne et internationale.
Les élections régionales auront normalement lieu en 2010, le rendez-vous avec les citoyens avance donc à grand pas. Nous aurons besoin de toutes les forces militantes et citoyennes pour que la Région reste à gauche. La bataille sera difficile mais peut être gagnée. Nous la mènerons comme une élection municipale, en proposant aux électeurs le choix entre deux projets, deux équipes, et deux Présidents. Les compétences des Régions sont devenues tellement importantes (lycées et apprentissage, formation professionnelle et emploi, transports ferroviaires, développement économique, recherche,…) que nous devons tous faire pour que la campagne électorale se joue sur le fond, pour choisir l’avenir de notre Région et non en fonction du seul contexte national.
10:20 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.06.2008
Loire-Bretagne : la région de demain

L’INSEE vient de confirmer qu’au cours des 25 prochaines années, les Pays de la Loire allaient voir leur population augmenter de 16,6% et la Bretagne de 14,1%. Le haut niveau des naissances et l’attractivité de nos régions expliquent cet accroissement rapide qui soulève des enjeux considérables d’aménagement du territoire.
Comment accueillir près d’un million de nouveaux habitants en préservant les espaces naturels et la qualité du cadre de vie ? Comment offrir de nouveaux logements sans accélérer l’étalement urbain ? Il faudra beaucoup d’énergie et de volonté politique pour maîtriser le foncier et réussir le développement des villes.
Face à un tel afflux de population, l’extension des agglomérations est pour autant inévitable. Les aires urbaines de Nantes, Angers et Rennes ne sont déjà plus distantes que d’une trentaine de kilomètres. Leur jonction est devenue inéluctable. Dans une dizaine d’années, l’Ouest sera organisé autour d’une seule et unique aire urbaine de Saint-Malo à La Roche-sur-Yon et de Vannes à Angers, donnant ainsi naissance à une nouvelle région.
Ainsi la région Loire-Bretagne existe déjà. Les logiques institutionnelles sont comme toujours en retard sur les réalités humaines et territoriales. L’animation et la gestion d’un tel espace territorial appellent l’intervention d’une collectivité unique. La division des pouvoirs conduit à la concurrence et à l’inefficacité. La question n’est plus de savoir si les régions Bretagne et Pays de la Loire n’en feront un jour plus qu’une, mais quand.
09:15 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.05.2008
Bilan des municipales : une nouvelle vision des enjeux territoriaux
En dix ans, notre perception des territoires a été complètement bouleversée. Une vie locale essentiellement communale a laissé place à des enjeux territoriaux plus larges avec notamment les conséquences de la montée en puissance de l’intercommunalité et de l’étalement urbain. Les dernières élections municipales ont témoigné d’une prise de conscience encore plus forte de ces transformations.L’aire urbaine de Nantes couvre désormais une large partie du département. Les citoyens y sont confrontés aux mêmes enjeux d’accès au logement et à l’emploi, de déplacement, de qualité de vie. Lors des récentes élections municipales, les candidats de gauche n’ont pas eu peur de proposer des projets locaux qui rompaient avec l’enfermement municipal pour prendre à bras le corps ces nouveaux enjeux. Mon collègue Dominique Tremblay par exemple, candidat à Varades, a dès le début de la campagne mis au cœur de sa démarche la question du sens à donner au développement de sa commune à mi-chemin entre Nantes et Angers. Poser ainsi les enjeux était osé et courageux. Il a été brillamment élu. De même, les victoires municipales de la gauche dans les pôles périurbains que sont Blain, Clisson, Vallet et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, ainsi que le basculement à gauche de la Communauté de Communes Erdre-et-Gesvres, témoignent d’une profonde évolution des attentes des populations.
Nous irions droit à l’échec si la ville centre restait sourde à ces préoccupations. L’évolution de la réflexion de Jean-Marc Ayrault sur la stratégie de développement de Nantes témoigne au contraire d’une prise en compte croissante des enjeux d’aménagement du territoire à l’échelle de l’aire urbaine voire au-delà.
Au cours de son premier mandat, entre 1989 et 1995, Jean-Marc Ayrault s’est attaché à réveiller Nantes et à relancer ses structures intercommunales avec la création du district en 1992. Son second mandat a donné la priorité au rapprochement avec Saint-Nazaire et la construction d’un projet métropolitain. Le début de son troisième mandat, en 2001, a vu se concrétiser ces orientations avec la création de la Communauté Urbaine et celle du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), fédérant l’ensemble des territoires situés entre Saint-Nazaire et Nantes autour d’une vision commune des déplacements et de l’habitat.
Je faisais partie de ceux qui considéraient que ce formidable mouvement n’était encore pas suffisant car les institutions créées et les politiques mises en place ne concernaient que la moitié de l’aire urbaine de Nantes, qui comprend aujourd’hui plus de 100 communes. Le projet métropolitain présenté aux électeurs en 2008 permet de franchir de nouvelles étapes. C’est désormais l’ensemble de l’aire urbaine d’une part, et le réseau des villes de l’Ouest d’autre part (je traiterai ce point dans une prochaine note), qui deviennent les nouvelles frontières de notre action politique.Dans le cadre de ce projet, de nouvelles pistes d’intervention sont proposées :
- La mise en place d’une coordination permanente entre Nantes Métropole et l’ensemble des autres intercommunalités proches
- Une recherche d’interconnexion des transports urbains et périurbains, en partenariat avec le Conseil Régional et le Conseil Général pour offrir des transports collectifs de qualité à tous les habitants de notre bassin de vie
- La création de zones d’activité économiques communes à plusieurs intercommunalités afin de développer des pôles d’emploi à la périphérie de l’agglomération en préservant une solidarité financière et en luttant contre le dumping fiscal.
Ces trois questions sont cruciales pour réussir un développement durable et équilibré de notre territoire. Les élus de droite sont aujourd’hui dos au mur. Ils auront le choix entre s’engager dans ces coopérations et solidarités ou s’enfermer dans leurs donjons locaux.
10:55 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.04.2008
A Nantes Métropole aux cotés de Jean-Marc Ayrault

Avec mes collègues Bernard Aunette et Patrick Cotrel, nous avions participé à une première réunion en décembre 2007, suite à notre élection à Sainte-Luce, mais ce second conseil était l’occasion de s’inscrire pleinement au sein des instances de Nantes Métropole. Bernard Aunette, Maire de Sainte-Luce, est ainsi devenu vice-président en charge de l’action foncière, sujet important pour l’ensemble de l’agglomération et notamment pour notre commune.
Je fais partie d’une génération pour qui l’engagement communal est indissociable d’un projet d’agglomération. C’est en effet à cette échelle que se joue l’avenir du territoire qu’est le bassin de vie dans lequel chacun d’entre nous habite et se déplace pour travailler, accéder aux loisirs, retrouver ses amis ou sa famille,… Il était donc important pour moi de m’impliquer au sein de Nantes Métropole au service de ce projet.
A la demande de Jean-Marc Ayrault, j’ai accepté de m’investir sur les politiques d’innovation et de développement économique. J’ai ainsi rejoint le Conseil d’Administration d’Atlanpole dont il est le Président. Atlanpole est la technopole de l’agglomération nantaise, technopole à rayonnement régional, qui a pour mission de rapprocher les mondes de la recherche et de l’économie, de détecter et d’accompagner les projets d’entreprises innovantes, et de contribuer à la promotion du territoire pour y attirer de nouvelles activités. Atlanpole participe ainsi activement à l’animation de pôles de compétitivité comme « Atlantic Biothérapies » dans le domaine de la santé.
J’ai accepté cet engagement nouveau pour deux raisons : l’honneur de travailler directement avec Jean-Marc Ayrault sur l’animation d’une politique essentielle pour l’avenir de notre agglomération, et l’envie de prolonger l’action menée au Conseil Régional (où j’anime la politique de la recherche et de l’enseignement supérieur) et de l’orienter en direction du monde économique et de la création d’activités nouvelles.08:10 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.03.2008
Vie étudiante : le bonheur est-il dans la ville ?
Le premier constat qui s’impose est l’étroitesse grandissante des liens entre les différentes institutions qui rythment la vie des étudiants : l’établissement d’études, la ville de résidence, les collectivités locales, les CROUS, les associations implantées sur le territoire. Ainsi, tandis que les universités acquièrent une part de plus en plus grande d’autonomie avec la loi LRU, des postes de responsables de la vie étudiante ont émergé au sein des collectivités territoriales, notamment dans les mairies et les communautés d’agglomérations.Ce prise en compte de la population étudiante n’est pas anodine et n’a rien d’une lubie de la gauche : la génération qui étudie en ce moment au sein des établissements d’enseignement supérieur est celle qui détiendra demain le pouvoir d’interagir sur l’économie, la politique, la vie locale et la collectivité. Elle exprime déjà, dans sa majorité et sous des formes diverses, un désir de citoyenneté évident. Peut-on décemment décider d’ignorer ce désir d’engagement ? Il est clair que non ; il est impératif de faciliter l’investissement des étudiants dans leur ville, leur département ou leur région d’accueil ou de résidence.
Mais du fait des lois de décentralisation, il y a une question spécifiquement française du rôle des collectivités locales en la matière, ce qui n’est pas si simple puisque les compétences en jeu sont diverses et répondent à des logiques "hors cadre", de nombreuses compétences s’exprimant aujourd’hui, de facto, en dehors des textes. La plus grande difficulté est donc la coordination entre les différents acteurs : faut-il plus d’Etat, comme le pensent certains, ou plus de décentralisation, comme le pensent d’autre ?
Remarquons que ces deux souhaits ne sont pas contradictoires : on peut tout à fait souhaiter que l’Etat remplisse mieux son rôle en termes d’enseignement supérieur, tout en souhaitant une plus grande implication des collectivités territoriales.
Ceci étant, se pose la question de la modalité d’intervention des villes. Car il n’y a ni modèle ni réponse unique à l’intégration urbaine des étudiants. D’une part parce que chaque ville constitue un cas particulier, d’autre part parce que la taille du site créée elle aussi des situations bien différentes. Et bien sûr, la question du financement est au coeur de la problématique ; c’est illustration du besoin de coopération entre les différents acteurs, comme le démontre le recours de plus en plus fréquent à des financements mixtes.
Pour conclure, il faut enfin admettre que le bonheur n’est plus dans le pré depuis longtemps : 60% des Français habitent dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants, et ce chiffre est amené à croître encore. Or la ville, c’est l’équilibre entre les générations, les populations, les fonctions, etc. C’est pourquoi il faut procéder sans arrogance mais sans complexe, en réunissant le plus souvent possible l’ensemble des acteurs en présence autour d’une table de négociation.
07:55 Publié dans Agir dans les territoires , Demain se décide aujourd'hui , Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.03.2008
Elections 2008 : un bilan encourageant mais porteur d’exigence pour la gauche et le PS

La victoire de la gauche dans notre département est d’abord une défaite de la droite. Celle-ci a étalé ses divisions et son incapacité à renouveler son dispositif. Son électorat s’est démobilisé et ses leaders sont le plus souvent apparus comme déconnectés des réalités locales. A contrario, là où le dispositif de la droite restait solide et où les maires sortants n’avaient pas commis d’erreurs spectaculaires, la gauche n’a pas réussi à progresser significativement malgré de bons candidats et des campagnes militantes actives comme à Ancenis, Châteaubriant ou Vertou.
Les progrès de la gauche sont pour autant spectaculaires, notamment aux élections municipales. Si nous n’avons gagné qu’une seule commune de plus de 10 000 habitants, Sainte-Luce-sur-Loire, où je suis désormais 1er adjoint, nous avons conquis 12 villes de plus de 3500 habitants (Clisson, Vallet, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Donges, Blain, Plessé, Vigneux-de-Bretagne, Sucé-sur-Erdre, Le Cellier) dont trois dans l’agglomération nantaise : Bouaye, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu et mes voisins de Thouaré. Ces victoires montrent qu’aucun secteur du département n’est plus hors d’atteinte de la gauche et que la persévérance paye. Les malheureuses défaites de Pornichet et de Savenay ne sauraient ternir ce bilan qui témoigne d’un ancrage en profondeur de la gauche dans le département. Les cinq cantons supplémentaires gagnés à Saint-Mars-la-Jaille, Machecoul, Saint-Père-en-Retz, Vallet et Nantes 6 viennent confirmer cette analyse.
Nous avons également réussi les passages de relais entre générations avec de nouveaux maires prenant la succession de leurs aînés à Saint-Jean-de-Boiseau, Le Pellerin, La Chapelle-des-Marais, Herbignac, La Chapelle-sur-Erdre. Dans cette dernière ville le score spectaculaire de Fabrice Roussel avec plus de 64% des voix montre que l’on peut, à 35 ans, symboliser aux yeux de la population à la fois le renouvellement et l’expérience.
Tout triomphalisme des socialistes en Loire-Atlantique serait pourtant dangereux. La situation du Finistère où, malgré des conquêtes et un ancrage à gauche confirmé, le PS a perdu d’un seul coup Morlaix, Châteaulin, Landerneau, Quimperlé et Concarneau, doit nous inciter à la plus grande prudence. A chaque fois que le dispositif socialiste présente des signes de faiblesse, la sanction électorale peut survenir très rapidement, nos amis nazairiens viennent d’en percevoir un avant-goût amer.
Une des clés de la victoire de la gauche en Loire-Atlantique a été son unité. Notre département doit être un des seul dans lequel ont été conclus des accords départementaux dès le premier tour avec l’ensemble des partis de gauche dont les Verts et le PS. Cet accord a notamment permis de préserver le seul siège communiste au Conseil Général et d’y faire rentrer pour la première fois un Vert, Gilles Denigot, qui a réalisé un excellent score à Saint-Nazaire Ouest avec près de 66%. L’accord a surtout permis de créer une dynamique de rassemblement à gauche qui a limité les concurrences et les conflits.
Cette stratégie a été salutaire. En effet, chacun a pu constater lors de ces élections locales que les listes « citoyennes », d’extrême gauche, les Verts (surtout aux cantonales dans le 44), voire le Modem ou le PCF avaient réussi de belles performances électorales. Au regard de ces différents résultats, je suis arrivé à la conclusion qu’une partie de l’électorat de gauche, autour de 10% des voix, exprimaient leur méfiance à l’égard du parti
socialiste en cherchant dans l’offre politique disponible une autre façon d’exprimer leur volonté de changement. Nous devons tenir compte de cette réalité et relever le niveau d’exigence à l’égard de nous-mêmes si nous voulons réussir à rassembler durablement la gauche autour du Parti Socialiste. A cet égard, le score de Jean-Marc Ayrault à Nantes est tout à fait extraordinaire. Réunir plus de 55% des voix à Nantes malgré une liste Modem et 4 autres listes de gauche et d’extrême-gauche contenues à un total de moins de 8% montre une capacité étonnante à fédérer la gauche et au-delà, après pourtant trois mandats à la tête de la municipalité.Pour réussir, la gauche doit donc réunir quatre conditions :
. Un leadership reconnu, un PS uni et le rassemblement de toute la gauche autour de lui ;
. Un projet crédible adapté aux nouveaux enjeux et nouvelles attentes ;
. Une capacité à nouer une relation de qualité avec la population, à faire vivre une démocratie ouverte et vivante ;
. Un renouvellement effectif et une ouverture des équipes sur la diversité des territoires.
Dans les années à venir, nous devons rester fidèles à cette « formule magique », quelles que soient les élections, nationales ou locales, que nous devrons préparer. Dans le département, nous nous trouvons désormais à la tête d’un réseau de pouvoirs locaux inégalé. Il nous revient de retrouver la volonté politique d’animer ce réseau d’élus, pour assurer la cohérence de l’action menée sur les territoires, pour préparer l’avenir et pour aider ceux qui n’ont pas encore gagné à engager les conquêtes de demain. Cela devrait être le rôle de notre fédération des élus socialistes et républicains ; gageons que nous sauront également trouver dans ce domaine la voie du renouveau.
16:10 Publié dans A gauche et au PS , Agir dans les territoires , Décrypter l'actualité , Demain se décide aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.03.2008
En route pour six ans de mandat municipal à Sainte-Luce
C'est la même équipe qui a été reconduite autour de notre maire, Bernard Aunette. C'est désormais pour six ans que j'ai en charge la fonction de 1er adjoint, délégué à l'éducation et à la jeunesse. Conseiller communautaire, je participerai également à l'animation de Nantes Métropole aux cotés de Jean-Marc Ayrault. Je compte m'y investir dans les questions de développement économique et d'innovation. Bernard Aunette m'a également demandé d'animer notre groupe politique, un des deux qui compose la majorité municipale et qui rassemble à lui seul 18 élus sur 33. C'est à ce titre que je suis intervenu ce matin en conseil municipal.

Je suis impatient de reprendre la marche en avant des projets que nous avons engagés depuis octobre : élaborer un nouveau contrat enfance-jeunesse puis un projet éducatif local, rapprocher les acteurs de l'école et de la ville, contribuer à la réussite éducative des enfants, reconnaître pleinement la place des jeunes dans la ville...
La gauche de demain s'invente aujourd'hui, concrètement.
Nous nous remettons au travail sans tarder.
21:00 Publié dans Agir dans les territoires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.03.2008
Rapport Anciaux II : des idées, oui... mais des moyens ?
Vendredi 15 février 2008, le député UMP Jean-Paul Anciaux a rendu officiellement son second rapport sur le logement étudiant, venant 4 ans après le premier rapport publié en 2004.Ce nouveau document commence par un bilan du "plan Anciaux" de 2004 et les conclusions sont sévères. En lieu et place des 21 000 logements à réhabiliter et des 15 000 logements à construire entre 2004 et 2007, le bilan est de 17 500 réhabilitations et seulement 6 300 constructions.
Les raisons en sont nombreuses : augmentation du coût des matériaux, difficulté pour trouver des terrains... Mais le malaise vient directement du gouvernement : quand le budget 2007 du CNOUS prévoyait de réaliser seulement deux tiers des objectifs, il ne fallait pas s'attendre à des résultants probants. Ces retards sont-ils destinés à se reproduire et être dénoncés dans quelques années par une troisième rapport Anciaux? Espérons donc que les propositions du député seront cette fois-ci mises en oeuvre.
Parmi les pistes intéressantes, on peut relever la place des Crous comme premiers opérateurs du logement social étudiant (ce qui n'exclut pas bien sûr des partenariats avec le parc privé) et le développement de la colocation. Sur ce dernier point, il est important de préciser qu'outre les économies réalisées par des étudiants souvent peu fortunés, la colocation permet de créer un lien social, luttant ainsi contre la solitude et le cloisonnement chez une population qui souffre souvent d'un certain mal-être.
Reste bien sûr la question du budget : selon le rapport, la réhabilitation de 7 000 chambres (par an) coûterait 140 millions d'Euros (par an) et la construction de 5 000 chambres (par an) coûterait 200 millions d'Euros (par an). Si je compte bien, cela fait 340 millions par an. Dès lors, je ne comprends vraiment pas pourquoi Valérie Pécresse et Christine Boutin se félicitent d'avoir inscrit 155 millions pour le logement étudiant au budget 2008. Est-ce moi qui compte mal ou bien se moque-t-on du monde ?
Du côté des Pays de la Loire, la Région a pris l’engagement de favoriser toutes les initiatives en faveur du logement étudiant. C'est ainsi qu'elle signait une convention avec le CROUS en mars 2007, visant la rénovation de 2 343 chambres sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire, pour un montant de 21 Millions d’Euros sur 7 ans. De plus, la Région des Pays de la Loire soutient les projets de construction de logements sociaux neufs à hauteur de 10 % du coût HT (avec un plafond de 300 000 €).
Parallèlement, Jean-Marc Ayrault s'est engagé lors de la présentation de son programme communautaire, le 13 février 2008, à construire 1000 logements étudiants sur le prochain mandat. De plus, le Conseil général de Loire-Atlantique entreprend de réaménager en logement social étudiant l'ancienne Clinique de la Haute-Forêt à Nantes, celle-ci se situant à proximité de la Faculté des Sciences. Ce seront ainsi 167 logements supplémentaires qui seront disponibles pour les étudiants.
07:55 Publié dans Agir dans les territoires , Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2008
Ecole et mairies : pour l’État, deux poids et deux mesures
Vous vous souvenez surement du débat récent sur le service minimum dans les écoles. Au mois de janvier, l’État proposait aux municipalités d’assurer l’accueil des enfants les jours de grève en s’appuyant sur avec leurs propres personnels. Avec de nombreux élus, je m’étais opposé à ce dispositif précipité et non négocié avec les syndicats enseignants.D’ailleurs, moins de 10% des communes l’ont mis en place. Pour amadouer les municipalités, le gouvernement proposait alors de prendre en charge les dépenses à hauteur de 90€ par "tranche" de 15 élèves…
En tant que 1er adjoint au Maire de Sainte-Luce-sur-Loire chargé de l’éducation et de la jeunesse, j’ai reçu la semaine dernière une lettre de l’inspecteur d’académie m’informant du dispositif mis en place par le gouvernement dans le cadre de la réforme de l’école primaire pour apporter un soutien aux élèves en difficulté en fin de CM1 ou CM2. Il s’agit de proposer aux familles un stage de 15 heures pour leur enfant, à raison de 3h par jour pendant une semaine. L’objectif est louable. Depuis notre élection en octobre dernier, nous avons commencé à travailler sur l’accompagnement scolaire des enfants et nous avions prévu de développer notre action dans ce domaine bien avant l’annonce du ministre.
Dans le cadre ici proposé, il revient aux enseignants de définir l’organisation qu’ils souhaitent et de se tourner vers les mairies pour régler les « détails pratiques ». En effet, qui dit ouverture d’école dit entretien, coûts de fonctionnement, et pose la question du transport scolaire quand les parents travaillent. Pourtant, le ministre ne propose plus d’aider financièrement les communes pour la prise en charge de ces frais supplémentaires.
De l’argent pour financer le service minimum contre le droit de grève des enseignants, pas d’argent pour organiser le soutien scolaire aux enfants en difficultés… La politique du gouvernement est d’une triste simplicité !
08:35 Publié dans Agir dans les territoires , Décrypter l'actualité , Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2008
Un droit opposable pour la garde des enfants : le paradoxe métropolitain de Sophie Jozan
On connaissait l’impuissance politique de la droite nantaise. Eclatée en 3 groupes différents au Conseil communautaire, elle aborde généralement les sujets à partir d’une vision purement locale qui tourne le dos aux intérêts réels des habitants. Dans les communes de l’agglomération, elle dénonce souvent l’ogre métropolitain préférant ainsi garder ses distances et se méfier de la métropole plutôt que de s’y investir pour construire les politiques de logement, de transports, de développement économique, d’environnement, qui sont pourtant déterminantes pour tous.On savait Sophie Jozan un peu en délicatesse avec les réalités de terrain et toujours à l’affut d’une idée forte pour masquer le vide de son projet. Dans Ouest-France du 20 février 2008, elle annonce sa volonté d’instituer « au niveau de la communauté urbaine, un droit opposable pour la garde des enfants. La collectivité devra trouver une formule. Et quand cela ne sera pas possible, elle versera une allocation ».
Je n’ai jamais été fan du droit opposable. C’est au moment des élections que les citoyens doivent demander des comptes à leurs élus et non devant les tribunaux. Aller devant la justice pour obtenir un logement, une place en crèche ou la scolarisation d’un enfant handicapé ne devrait être que la dernière extrémité et non un nouveau modèle pour l’action publique comme le proclame Sarkozy et son épigone nantaise.
Au-delà de ce débat de fond, on se demande si Sophie Jozan a compris sa propre proposition et en a mesuré les conséquences. En effet, elle suggère que la communauté urbaine oblige les communes à proposer des modes de garde et leur impose des sanctions financières si cette obligation n’est pas respectée. Telle serait la conception que la droite aurait de la coopération intercommunale ? La contrainte juridico-financière devrait-elle remplacer la coproduction des politiques publiques au sein d’un collectif d’élus ?
Par ailleurs, Sophie Jozan sait-elle que le domaine de la petite enfance ne relève pas des compétences des communautés urbaines telles qu’elles sont fixées par la loi, et qu’un élargissement des compétences de Nantes Métropole à ce domaine demanderait l’accord unanime des conseils municipaux ? Est-ce d’ailleurs souhaitable ? Jusqu’à présent, un consensus existait pour maintenir dans le champ de compétence communal les services de proximité rendus à la population.Mme Jozan-veut elle vider les communes de leurs compétences pour tout centraliser au niveau métropolitain ? Ses amis de Sainte-Luce et d’ailleurs vont être surpris d’une telle conception de l’agglomération. Les citoyens dans leur ensemble ne peuvent qu’être saisis par un tel niveau d’incompétence.
01:15 Publié dans Agir dans les territoires , Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



