27.10.2008
Les socialistes dans la résistance
La participation active des socialistes à la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale reste finalement peu connue. Parce qu’ils n’avaient pas choisi de constituer leur propre mouvement mais de participer à ceux qui se créaient, leur engagement a été moins visible que celui par exemple des communistes. Pour autant, toutes les études récentes montrent que les socialistes ont fourni parmi les plus gros bataillons de la résistance.
Ce n’est pas par hasard si le Parti socialiste atteint 25% des voix à la Libération. Il incarnait le point de rassemblement des idées humanistes et réformistes qui fédéraient de nombreux résistant. Les premiers gouvernements du général de Gaulle étaient à armature socialiste et ceux-ci ont inspiré les grandes réformes sociales de l’après-guerre.
Je pense toujours avec beaucoup d’émotion aux figures de Léon Blum et de Daniel Mayer. Léon Blum, le vieillard épuisé, éreinté par des mois d’isolement et de souffrance, qui écrit du fond de sa prison un livre de lumière et de volonté, le plus beau sur l’actualité de l’idée socialiste : « A l’échelle humaine ». Daniel Mayer, l’homme du Parti socialiste clandestin, qui reconstruit jour après jour une grande force politique au mépris de tous les dangers. Deux hommes aux convictions profondes, humbles et droits, au service de leur pays et de leur parti. Ces hommes auraient pu tout changer, ils ont été écartés du devant de la scène par Guy Mollet en 1946, chacun connait la suite. En digne héritier de Blum, Daniel Mayer s’est opposé à la dérive de la SFIO et à la guerre d’Algérie pour contribuer à la création du PSA puis du PSU. L’un et l’autre furent toute leur vie des résistants. La Résistance, ce n’est pas seulement un acte à une période donnée, c’est un choix de vie, un choix de fidélité à soi même.
La Loire-Atlantique aussi a connu ses héros socialistes de la Résistance. Les portraits de Maurice Daniel, Alexandre Fourny et Marcel Hatet ornaient depuis longtemps les murs de notre fédération sans que beaucoup de militants connaissent leur histoire. Cette lacune est désormais comblée par le livre de Sabine Prin « Les socialistes et la Résistance en Loire-Inférieure ». J’espère que de très nombreux militants, sympathisants et citoyens découvriront cet ouvrage qui leur restitue une des plus belles pages de leur histoire (en vente à la fédération du PS, 1 allée des tanneurs à Nantes, et dans les librairies Vent d’Ouest, Coiffard, ainsi qu’à la FNAC).
Les socialistes n’ont pas tous été des héros. La moitié des députés socialistes du front populaire à voté les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, la moitié parmi 80% des parlementaires. Les socialistes de Loire-Atlantique n’ont pas été plus parfaits que les autres. Mais notre famille politique a toujours trouvé en son sein les forces de renouveau pour forger une nouvelle synthèse, une nouvelle espérance.
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Pour découvrir l’aventure des socialistes dans la Résistance vous pouvez lire :
. Marc Sadoun (dir), « Les socialistes sous l’Occupation »
(Presse de la FNSP, 1982)
. Serge Berstein (dir), « Le Parti socialiste entre Résistance et République »
(Publications de la Sorbonne, 2000)
. Claude Juin, « Daniel Mayer, l’homme qui aurait pu tout changer »
(Editions Romillat, 1998)
Et bien sûr les biographies de Léon Blum par Jean Lacouture ou Serge Berstein...
Ce n’est pas par hasard si le Parti socialiste atteint 25% des voix à la Libération. Il incarnait le point de rassemblement des idées humanistes et réformistes qui fédéraient de nombreux résistant. Les premiers gouvernements du général de Gaulle étaient à armature socialiste et ceux-ci ont inspiré les grandes réformes sociales de l’après-guerre.
Je pense toujours avec beaucoup d’émotion aux figures de Léon Blum et de Daniel Mayer. Léon Blum, le vieillard épuisé, éreinté par des mois d’isolement et de souffrance, qui écrit du fond de sa prison un livre de lumière et de volonté, le plus beau sur l’actualité de l’idée socialiste : « A l’échelle humaine ». Daniel Mayer, l’homme du Parti socialiste clandestin, qui reconstruit jour après jour une grande force politique au mépris de tous les dangers. Deux hommes aux convictions profondes, humbles et droits, au service de leur pays et de leur parti. Ces hommes auraient pu tout changer, ils ont été écartés du devant de la scène par Guy Mollet en 1946, chacun connait la suite. En digne héritier de Blum, Daniel Mayer s’est opposé à la dérive de la SFIO et à la guerre d’Algérie pour contribuer à la création du PSA puis du PSU. L’un et l’autre furent toute leur vie des résistants. La Résistance, ce n’est pas seulement un acte à une période donnée, c’est un choix de vie, un choix de fidélité à soi même.La Loire-Atlantique aussi a connu ses héros socialistes de la Résistance. Les portraits de Maurice Daniel, Alexandre Fourny et Marcel Hatet ornaient depuis longtemps les murs de notre fédération sans que beaucoup de militants connaissent leur histoire. Cette lacune est désormais comblée par le livre de Sabine Prin « Les socialistes et la Résistance en Loire-Inférieure ». J’espère que de très nombreux militants, sympathisants et citoyens découvriront cet ouvrage qui leur restitue une des plus belles pages de leur histoire (en vente à la fédération du PS, 1 allée des tanneurs à Nantes, et dans les librairies Vent d’Ouest, Coiffard, ainsi qu’à la FNAC).
Les socialistes n’ont pas tous été des héros. La moitié des députés socialistes du front populaire à voté les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940, la moitié parmi 80% des parlementaires. Les socialistes de Loire-Atlantique n’ont pas été plus parfaits que les autres. Mais notre famille politique a toujours trouvé en son sein les forces de renouveau pour forger une nouvelle synthèse, une nouvelle espérance.
Pour découvrir l’aventure des socialistes dans la Résistance vous pouvez lire :
. Marc Sadoun (dir), « Les socialistes sous l’Occupation »
(Presse de la FNSP, 1982)
. Serge Berstein (dir), « Le Parti socialiste entre Résistance et République »
(Publications de la Sorbonne, 2000)
. Claude Juin, « Daniel Mayer, l’homme qui aurait pu tout changer »
(Editions Romillat, 1998)
Et bien sûr les biographies de Léon Blum par Jean Lacouture ou Serge Berstein...
19:19 Publié dans A gauche et au PS, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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