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30.10.2008
Education : l'UMP dans le texte!

"Nous devons faire corps derrière le gouvernement et le Ministre de l'éducation nationale, pour que cette réforme soit intégralement appliquée et menée à son terme.[...] Nous ne reculerons pas, parce que l'éducation est un pilier essentiel du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy, parce que la réhabilitation du travail et du mérite est indispensable au redressement de notre pays."
C'est au son de ces mâles accents que l'UMP, sous la plume de Patrick Devedjian, sonne l'appel à la mobilisation contre la gauche et le profond mouvement d'opposition aux réformes Darcos qui traverse aujourd'hui notre pays. Cette lettre que je vous incite à lire et à diffuser est proprement hallucinante. Théorie du complot, vision caricaturale du monde de l'éducation, description apocalyptique de l'école, l'UMP rassemble ses arguments pour justifier sa stratégie de démantèlement de l'école publique et engager le rapport de force avec ses défenseurs.
Cette stratégie offensive de l'UMP sur l'école n'est pas conjoncturelle. Il s'agit d'une "oeuvre" de longue haleine qui s'attache à saper les fondements mêmes de l'école de la République, comme le montre très bien le livre d'Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi "Main basse sur l'école publique".
Ce défi nous est lancé, nous devons le relever. La pétition lancée pour la défense des RASED a déjà rencontré un grand succès. La menace qui pèse sur la scolarisation à 3 ans et l'existence même des écoles maternelles justifie un nouvel élargissement de la mobilisation. Les organisations syndicales ont appelé à une grève et des initiatives publiques le 20 novembre. Ce rendez-vous est important, il doit permettre la convergence de tous les défenseurs de l'école publique. Les partis de gauche doivent pleinement s'inscrire dans ce mouvement et y apporter leur contribution.
C'est au son de ces mâles accents que l'UMP, sous la plume de Patrick Devedjian, sonne l'appel à la mobilisation contre la gauche et le profond mouvement d'opposition aux réformes Darcos qui traverse aujourd'hui notre pays. Cette lettre que je vous incite à lire et à diffuser est proprement hallucinante. Théorie du complot, vision caricaturale du monde de l'éducation, description apocalyptique de l'école, l'UMP rassemble ses arguments pour justifier sa stratégie de démantèlement de l'école publique et engager le rapport de force avec ses défenseurs.
Cette stratégie offensive de l'UMP sur l'école n'est pas conjoncturelle. Il s'agit d'une "oeuvre" de longue haleine qui s'attache à saper les fondements mêmes de l'école de la République, comme le montre très bien le livre d'Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi "Main basse sur l'école publique".Ce défi nous est lancé, nous devons le relever. La pétition lancée pour la défense des RASED a déjà rencontré un grand succès. La menace qui pèse sur la scolarisation à 3 ans et l'existence même des écoles maternelles justifie un nouvel élargissement de la mobilisation. Les organisations syndicales ont appelé à une grève et des initiatives publiques le 20 novembre. Ce rendez-vous est important, il doit permettre la convergence de tous les défenseurs de l'école publique. Les partis de gauche doivent pleinement s'inscrire dans ce mouvement et y apporter leur contribution.
09:33 Publié dans Décrypter l'actualité, Société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
La réussite d'une école préconisée par Mr Devedjian est la recette d'un régime totalitaire par "excellence"!
Celle-ci alimentée par la suppression de l'enseignement de l'Histoire-Géographie en 1ère et Teminale si l'on en croit les rumeurs.
Ecrit par : roiné | 03.11.2008
A voir et écouter juste pour parler des profs et se détendre un peu!
http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8
Ecrit par : yves dupont | 03.11.2008
Dépenses pour délit d'opinion aux ministères.
Au chapitre dépenses du ministère de l'éducation nationale 100 000 euros (HT), 120 000 à celui du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche pour quoi faire? Limiter les suppressions de postes? Améliorer les bas salaires? Vous n'y êtes pas!
Nos ministres veulent savoir ce qui se dit d'eux et de leurs réformes sur le net et pour cela ils lancent un appel d'offre public « Veille de l'opinion ».
http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf
Quels sont les arguments, les critiques, les tendances qui circulent, qui enflent. Et si on pouvait savoir où va la contestation sociale voire l'endiguer...
L'Objectif (5.1.1) est ainsi décrit :
« Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
- les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
- Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et
leur capacité à se constituer en réseau
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
- Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
- Suivre les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires,
audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerter et préconiser en conséquence
Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un « risque opinion »
potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués. »
L'éventail des « sources surveillées » (§ 5,1,2) est étendu. Qu'on en juge! « La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.) »
Les réformes s'enchaînent mettant professionnels, élèves, parents,étudiants dans la rue pour la défense du service public d'éducation. Au lieu d'entendre cette protestation les ministères financent des veilles d'opinion. Inacceptable!
Ecrit par : Maurice L. | 09.11.2008
...sans compter les larges subventions ANR etc... aux projets R&D qui mettront en oeuvre l'automatisation informatisée de cette surveillance (bien au delà de la somme indiquée ci-dessus) - voilà le genre d'appel à projets bien financé par les ministères, sous couvert de maintien de la haute technologie et des emplois en France.
Le respect républicain de l'adversaire politique élu est important et on aimera ne pas faire lui de procès d'intention. Mais j'ai croisé plusieurs personnes ce matin qui ont lu ce papier (et d'autres allant dans le même sens) dans Rue89 ce week-end et qui trouvent que les bornes ont été dépassées. Il va être temps de sortie la contre-artillerie lourde...
Ecrit par : Marc (Ste-Luce) | 10.11.2008
Réformes à l’Ecole ! Pour quoi faire ?
Après plus de quarante ans de remise en cause de l’Ecole, il est surprenant de constater, si ce n’est un engouement pour les changements qui sont proposés, du moins, chez un très grand nombre d’enseignants et de parents, la certitude que l’échec scolaire ne peut-être réglé que par de nouvelles réformes !
S’il n’est pas question de contester la nécessité d’améliorer les programmes, les méthodes pédagogiques, la formation des enseignants … il est néanmoins possible de se poser certaines questions.
1ère question :
Si ce que certains appellent «la faillite de l’Ecole » devait avoir pour cause la formation des enseignants et les méthodes qu’ils appliquent, comment se fait-il qu’après plus de quarante ans d’efforts et de bouleversements indéniables dans ces domaines, il y ait encore « échec scolaire » et à plus forte raison, que celui-ci soit en constante augmentation ?
2ème question :
Si l’échec scolaire dont il est question peut avoir pour origine les difficultés réelles de certains élèves, quelle est l’influence du manque de motivation à apprendre de la grande partie d’entre eux ?
3ème question :
Si l’enseignant sert en général de paratonnerre, quelles sont cependant les véritables causes de ce manque de motivation ?
4ème question :
Les enfants qui arrivent dans une Ecole forcément exigeante, puisqu’elle a pour fonction de les « élever », sont déjà marqués par l’éducation qui leur est donnée dans la famille. Ces enfants qui ne sont plus des adultes en devenir mais l’avenir des adultes n’ont souvent pas réellement appris à intégrer les limites, à assumer les frustrations, à fournir des efforts…
Ils n’ont souvent pas appris, de parents qu’ils aiment, à respecter et à s’adapter aux règles de la société.
Comment ces « enfants-rois » pourraient-ils respecter et s’adapter aux règles du système scolaire (règles de la langue, de l’écriture, de l’orthographe, de la grammaire, du calcul, de la discipline …) venant de personnes qu’ils ne connaissent pas et qui sont très souvent dénigrées ?
Peuvent-ils accepter l’autorité de l’Ecole alors que celle-ci n’est souvent pas reconnue par des parents qui parfois doutent de sa nécessité et de la façon de l’exercer dans leur propre famille ?
5ème question :
En remettant perpétuellement en cause les méthodes pédagogiques, ne donne-t-on pas des raisons, aux élèves (et aux parents qui attendent des résultats), de croire, que ces méthodes sont inadaptées, qu’ils ont raison de ne pas les suivre, que l’Ecole est inefficace et donc qu’ils ne sont plus responsables de leurs échecs éventuels ? (N’y a-t-il pas confusion entre « l’échec de l’Ecole » et l’échec de certains élèves à l’Ecole ?)
6ème question :
N’y a-t-il pas plus d’effets pervers que de bénéfices à vouloir trop prendre en compte « les symptômes des psychologies juvéniles de plus en plus éclatées » ?
- En plaçant ces « enfants-rois » au centre du système scolaire, ne renforce-t-on pas leur sentiment de toute-puissance ?
- En allant parfois au devant de leurs demandes, leur apprend-on à assumer la frustration ? Ne les pousse-t-on pas, au contraire, à revendiquer toujours plus, à ne jamais être satisfait de ce qu’ils ont, à se donner des excuses de ne pas arriver à travailler ?
- En insistant sur l’autonomie des élèves, ne leur donne-t-on pas l’autorisation de « la prendre » avant de « l’apprendre » ? (Un enfant peut-il « s’auto-nommer » ?)
- En développant les pédagogies différenciées et individualisées, ne favorise-t-on pas l’égocentrisme d’élèves qui ne peuvent écouter que si l’on s’adresse à eux seuls et dans un rapport fusionnel ?
- En étant dans la compassion (quand ce n’est pas dans la séduction) et en cherchant à tout prix à valoriser les élèves, ne renforce-t-on pas des « égo » déjà hypertrophiés, l’irresponsabilité et (encore) le sentiment de toute-puissance ? Ne dévalorise-t-on pas le travail et les résultats et indirectement ceux qui travaillent et ceux qui réussissent ?
Dans notre société adolescente, par crainte de l’autoritarisme, nous avons tendance à accepter la spontanéité et le laisser faire …
En recherchant la fusion, nous créons la confusion et nous risquons le retour à l’autoritarisme !
Dans l’enseignement, si le changement consiste à s’adapter et à renoncer à l’éducation pour pouvoir plaire aux élèves et encore instruire, n’est-ce pas prendre le risque de n’avoir ni éducation … ni instruction ?
Jean GABARD
www.jeangabard.com
Ecrit par : Jean Gabard | 28.06.2009
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