03.06.2009
Décaler notre regard, par exemple vers l’Inde
La politique a besoin d’oxygène. Ne jamais se laisser enfermer dans le rythme de l’actualité quotidienne, décaler en permanence notre regard, explorer les transformations en cours de la société, les innovations scientifiques et techniques qui peuvent changer notre vie de demain, s’échapper du carcan hexagonal pour prendre la mesure des enjeux planétaires, tel était le projet de ce blog. J’essaie de m’y tenir même si je constate chaque jour que la fréquentation de mon blog explose dès que l’on touche aux enjeux les plus hexagonaux, voir locaux, et aux sujets les plus polémiques...
Dans cette dernière semaine de campagne européenne, malheureusement enfermée dans les questions nationales, j’ai envie de porter mon regard sur l’Inde et les résultats des récentes élections législatives dans ce pays. La victoire du Congrès en Inde, formation laïque de centre-gauche, est un signe politique fort et porteur d’espoir. Depuis de nombreuses années, la vie politique indienne était marquée par les tensions inter-religieuses, le succès grandissant des partis fondamentalistes et la montée en puissance des formations régionales et communautaires. Ce fractionnement de la vie politique pouvait mettre en danger l’idée même d’une citoyenneté indienne. Le reflux de ces tendances et le retour au premier plan du Congrès est un signe encourageant de maturité de la démocratie indienne.
Nous devons donc nous détacher d’une vision auto-centrée d’un monde démocratique et humaniste construit à partir de la matrice européenne confronté à un monde de la fore brutale et de l’intolérance, souvent religieuse, organisé autour de l’Islam et de l’Asie. Dans chacune des grandes aires géographiques se mène le même combat entre humanisme et fanatisme, entre solidarité et violence économique et sociale. Ce combat n’est pas partout au même stade et ne se mène pas partout selon les mêmes standards. Mais la conscience de cette diversité qui est à l’image même du monde ne doit pas faire perdre de vue la cohérence de la confrontation politique qui s’organise dans l’ensemble de la planète.
Il est donc plus que jamais urgent de penser la politique à cette échelle mondiale, qu’il s’agisse des politiques publiques à mettre en place que de la structuration des forces politiques. On ne peut ainsi que regretter que ni l’adoption des différents plans de relance ni les actuelles élections européennes n’aient été l’occasion d’adopter un plan de relance mondial centré sur l’éducation, la santé et l’éradication de la faim dans le monde. Pourtant quelques dizaines de milliards d’Euros y auraient suffit et cela n’aurait représenter qu’une infime partie des montants fabuleux mobilisés pour sauver le système bancaire ou quelques grandes entreprises industrielles.
Dans cette dernière semaine de campagne européenne, malheureusement enfermée dans les questions nationales, j’ai envie de porter mon regard sur l’Inde et les résultats des récentes élections législatives dans ce pays. La victoire du Congrès en Inde, formation laïque de centre-gauche, est un signe politique fort et porteur d’espoir. Depuis de nombreuses années, la vie politique indienne était marquée par les tensions inter-religieuses, le succès grandissant des partis fondamentalistes et la montée en puissance des formations régionales et communautaires. Ce fractionnement de la vie politique pouvait mettre en danger l’idée même d’une citoyenneté indienne. Le reflux de ces tendances et le retour au premier plan du Congrès est un signe encourageant de maturité de la démocratie indienne.Nous devons donc nous détacher d’une vision auto-centrée d’un monde démocratique et humaniste construit à partir de la matrice européenne confronté à un monde de la fore brutale et de l’intolérance, souvent religieuse, organisé autour de l’Islam et de l’Asie. Dans chacune des grandes aires géographiques se mène le même combat entre humanisme et fanatisme, entre solidarité et violence économique et sociale. Ce combat n’est pas partout au même stade et ne se mène pas partout selon les mêmes standards. Mais la conscience de cette diversité qui est à l’image même du monde ne doit pas faire perdre de vue la cohérence de la confrontation politique qui s’organise dans l’ensemble de la planète.
Il est donc plus que jamais urgent de penser la politique à cette échelle mondiale, qu’il s’agisse des politiques publiques à mettre en place que de la structuration des forces politiques. On ne peut ainsi que regretter que ni l’adoption des différents plans de relance ni les actuelles élections européennes n’aient été l’occasion d’adopter un plan de relance mondial centré sur l’éducation, la santé et l’éradication de la faim dans le monde. Pourtant quelques dizaines de milliards d’Euros y auraient suffit et cela n’aurait représenter qu’une infime partie des montants fabuleux mobilisés pour sauver le système bancaire ou quelques grandes entreprises industrielles.
17:47 Publié dans Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Bonjour
une vision globale, decale le centre de gravité, cette conception de la politique permet d'attenuer les conflits interne, j'adhere.
un simple clique de souris et nous avons les infos du monde, mais y aller sur le terrain et toucher la realité et nous voila au coeur du sujet. dileme.
un equilibre entre ces deux visions est necessaire.
bien à toi
Ecrit par : yac | 04.06.2009
Il me paraît effectivement important de ne pas nous enfermer dans l'actualité nationale ou celle de notre parti. Notre avenir se joue aussi chez nos grands partenaires asiatiques.
Le succès du parti du Congrès me paraît de nature à freiner les conflits inter religieux dont l'Inde est trop souvent le théâtre. Il permettra aussi de poursuivre une modernisation sociale nécessaire à un progrès économique au bénéfice de toutes les couches de la société.
Ecrit par : Michel Rio | 08.06.2009
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