24.11.2009
Sarko et le droit opposable : il est temps de dénoncer l’arnaque
Une loi de 2007 oblige désormais l’État à fournir un logement à certaines personnes prioritaires. Ce droit n’est toujours pas respecté. Les procédures judiciaires sont longues et complexes. Même à leur terme, une chambre en foyer est parfois proposée en lieu et place du logement promis. Cela n’est guère étonnant quand on voit le recul du soutien de l’État au logement social et les bâtons qu’il met dans les roues des Régions qui souhaitent développer leurs propres politiques.

Il en est de même pour la scolarisation des enfants handicapés ou les gardes d’enfants. Dans ces deux cas, Nicolas Sarkozy avait brandi l’étendard du droit opposable. C’est pourtant son gouvernement qui supprime les postes d’auxiliaires de vie scolaire, indispensables pour accompagner au quotidien les enfants en situation de handicap. Et c'est toujours son gouvernement qui rogne les crédits des Caisses d’Allocations Familiales et prend à la gorge les communes, déstabilisant ainsi les politiques locales de la petite enfance.
Garantir le droit opposable d’une main, et le vider de tout contenu de l’autre, voilà qui ne nous étonne pas venant de l’UMP. Cela ne serait que futilité politicienne sans l’angoisse et la souffrance des hommes et des femmes directement touchés, souvent désespérés par ce cynisme inhumain.
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22.11.2009
"Le patron sait mettre les réverbères en veilleuse"
J’ai rencontré Grégory Filipo au moins de septembre à l’occasion de la fête de la rose du Parti Socialiste de Loire-Atlantique à Préfailles. Il était venu représenter la CCI avec Tony Le Saffre pour dialoguer avec les représentants syndicaux et les militants socialistes autour de la question de l’emploi et de l’entreprise. Sans masquer les différences d’approches et d’intérêt, les différents intervenants avaient souligné la nécessité de privilégier des capitaux et centres de décision locaux pour construire dans la durée au bénéfice de tous. J’avais apprécié la qualité de ses interventions et son respect des autres.
Son entreprise d’une dizaine de salariés, « TMC innovation » a placé le développement durable au cœur de son projet en mettant au point un mat d’éclairage public autonomie alimenté par l’énergie solaire et en proposant un mode économe d’éclairage au cœur de la nuit. Il contribue ainsi à montrer que l’innovation peut concerner toutes les entreprises, même les plus petites, et qu’elle peut reposer sur des procédés simples mais créatifs.
Comme Grégory Filipo l’a lui-même souligné à Préfailles et dans la presse, le soutien de la Région des Pays de la Loire a été essentiel pour la réussite de ses projets. La Région l’a aidé à mettre au point sa stratégie de développement et à embaucher un jeune ingénieur indispensable pour piloter l’innovation. Pas besoin de plus long discours, la preuve par l’exemple se suffit à elle-même.

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03.11.2009
Identitié nationale: petite manoeuvre d'un petit ministre

On peut comprendre la volonté du gouvernement d'ouvrir la polémique sur un sujet tiré de son chapeau dans la précipitation. Hausse du chômage et approfondissement de la crise sociale, polémique sur la fiscalité des hauts revenus, critiques virulentes sur les réformes de la taxe professionnelle et de la décentralisation, Sarko est dans l'œil du cyclone et il ne supporte pas cela.
Avec l'enthousiasme du nouveau converti, Besson lui offre donc sur un plateau une polémique bien venue pour déstabiliser la gauche et détourner les regards des dossiers en cours. On frise le ridicule. En 24 heures on demande aux préfets d'organiser un grand débat national. une partie d'entre eux explique courageusement être dans l'incapacité de répondre à cette sollicitation. A défaut un site internet rapidement bricolé fera l'affaire. Voilà comment on lance un débat national sur un sujet aussi délicat.
Car de deux choses l'une, soit il s'agit de réaffirmer l'attachement des français à la République et à ses symboles, et pour cela faut-il un débat? y a-t-il péril en la demeure? soit il s'agit de réveiller le vieux fantasme d'une France blanche menacée par l'immigration et la mondialisation pour faire oublier la crise et les affaires.
La droite joue cyniquement avec le feu, n'allons pas jouer avec elle. Les déçus du sarkozysme alimentent la remontée électorale du FN, ce n'est pas notre affaire. Avançons nos idées et nos propositions, et surtout n'oublions pas que la principale faillite de la République c'est le maintien des discriminations et l'incapacité de notre société à donner toute leur place en son sein aux jeunes français d'origine étrangère. Ce débat-là vaut la peine d'être mené!
09:19 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.11.2009
Statistiques publiques : le grand truquage
Un collectif de fonctionnaires issus de la recherche publique et de spécialistes de la statistique a publié récemment un livre dénonçant les pressions gouvernementales au sujet des résultats chiffrés qu’ils produisent dans leurs services respectifs. On y découvre ainsi les « ficelles » pour bidouiller les chiffres, le tout avec un objectif pédagogique : expliquer comment le pouvoir manipule les statistiques. S’appuyant sur 7 exemples très concrets, l’ouvrage s’attache à décrire dans le détail les opérations de quantification et d’analyse des faits sociaux concernés, sans jamais tomber dans l’écueil d’une simplification caricaturale.
Tous ces exemples coïncident avec des promesses de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, et on s’aperçoit vite que le gouvernement s’arrange avec les chiffres pour masquer l’échec de ses orientations politiques (en faisant croire au contraire que ses objectifs sont atteints).
Le Grand Truquage explique ainsi les 4 grands types de manipulation utilisés par le gouvernement pour faire accroire que les politiques publiques adoptées sont efficaces. Dressons-en le portrait.
Bidouille n°1 : la tactique de l’indicateur unique
En utilisant un indicateur unique pour décrire un phénomène multidimensionnel, on peut donner à un résultat peu favorable un aspect plus flatteur. C’est par exemple ce qui a été fait pour l’indicateur de pauvreté, en utilisant un indicateur taillé sur mesure plutôt qu’un indicateur international « qui a l’inconvénient majeur de rester stable »…
Bidouille n°2 : l’exploitation abusive des moyennes
Une moyenne est un indicateur bien pratique pour raconter ce qu’on a envie, dès lors qu’elle se résume à une variable dont les valeurs sont très dispersées. C’est le cas de l’indice des prix, dont les variations sont très hétérogènes, ou de l’évolution des revenus, qui cache une énorme disparité entre les revenus les plus hauts et les revenus les plus bas.
Bidouille n°3 : le changement de catégorisation
En camouflant un changement de catégorisation ou un mode d’enregistrement au sein d’un indicateur, on peut obtenir des conclusions plus que variées. Ainsi, pour faire baisser le nombre de chômeurs comptabilisés, le moyen le plus simple est de ne plus considérer comme chômeurs tout un ensemble de personnes qui l’étaient auparavant… Autre exemple : dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, nombreux sont les policiers qui déqualifient certains délits en contraventions pour faire baisser les indices de criminalité.
Bidouille n°4 : la confusion des mesures
En mélangeant la mesure de l’efficacité d’un service à la mesure de l’évolution d’un phénomène social, on fausse les résultats d’une politique publique. Ce fut le cas des heures supplémentaires, dont l’usage restait confus avant la loi TEPA, ou de la diminution des cambriolages, surtout due à une meilleure protection du domicile des particuliers.
En plus de ces explications sur la manipulation des chiffres, les auteurs du Grand Truquage invitent à un combat pour la restauration de l’indépendance de l’information statistique. Car si cette dernière est indispensable dans une démocratie, elle est actuellement en danger : non seulement les manipulations répertoriées permettent d’utiliser les chiffres à mauvais escient, mais en plus les directeurs de plusieurs institutions productrices de statistiques publiques ont été remplacés par des proches du pouvoir (ANPE, Dares, Acoss…).
Enfin, le collectif auteur milite pour l’accompagnement obligatoire des chiffres par des analyses qualitatives. Selon eux, produire de l’information statistique est un service public, cela ne concerne pas que les statisticiens, mais tout citoyen. Chacun doit pouvoir comprendre à quoi correspond chaque chiffre, chacun doit pouvoir accéder aux méthodes de production des statistiques publiques. Pour pouvoir prendre part au débat politique en connaissance de cause, tout simplement.
La région des Pays de la Loire n’est pas inactive dans ce débat. Elle abrite en effet un des principaux réseaux de recherche français et international sur les rapports entre statistiques et politiques publiques autour de Martine Mespoulet. En 2005, le Conseil régional a financé un premier projet intitulé « statistiques en région ». En juin dernier, nous avons sélectionné un second projet encore plus ambitieux « usage des chiffres dans l’action publique territoriale », doté de plus de 700K€. Ces deux projets s’attachent à mener une réflexion critique sur la construction et l’usage des statistiques dans la production des politiques publiques, notamment locale. La recherche régionale est donc au cœur de l’actualité et du débat public.
06:46 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule, Décrypter l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2009
Un coup d'envoi en forme de coup de coeur !
De Laval à Fontenay-le-Comte, de Mamers à Saint-Nazaire, ce sont plus de 600 personnes qui sont venues à Rezé pour prendre part au lancement de la campagne des Régionales de mars 2010 autour de Jacques Auxiette. Le lancement d’une campagne électorale est un moment important voire décisif : il donne la marque de ce que sera la campagne. Mais il est surtout un bon indicateur de ce à quoi ressemblera l’action des futurs élus. Il en donne le ton, le rythme… l’art et la manière.Innovante, rythmée, participative, la soirée du 16 octobre marque indéniablement le début de la victoire de la Gauche en mars 2010 après une campagne qui s’annonce à coup sûr intense et offensive. La forme de la soirée présage celle de la campagne et du prochain mandat : l’innovation est à Gauche depuis mars 2004. Elle restera à Gauche après mars 2010.
Tous les ingrédients étaient présents ce soir. Militants, sympathisants, témoignages nombreux et concrets sur des sujets du quotidien : conséquences de la crise, accès aux services publics, place de la jeunesse dans notre société, croissance durable…
Jacques Auxiette l’a montré : il est bien un Président à plein temps. Sa connaissance des dossiers, son action continue sur les territoires depuis bientôt 6 ans, démontrent une fois de plus que les choix politiques de la Gauche et ceux la Droite ne sont pas les mêmes. Seule la Gauche peut améliorer concrètement les conditions de vie des Françaises et des Français, des habitants de notre région.
Tous les départements de notre région étaient représentés autour des maires de Nantes, Angers, La-Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans. Les socialistes ligériens sont unis et rassemblées. Des représentants du PRG et MRC ainsi que de nombreux citoyens et militants associatifs ou syndicaux étaient également présents.
Jean-Claude Boulard, le maire du Mans, a bien résumé l’état d’esprit qui régnait en cette soirée d’octobre : "on ressent un fort mouvement de sympathie vers toi, Jacques". Au-delà de ce mouvement, c’est une force qu’on ressent. Et si cette force se met en mouvement, elle emportera tout sur son passage.
Retrouvez les informations sur la campagne et l’élaboration
de notre projet sur www.auxiette2010.fr.
Découvrez les photos du meeting sur Flickr.
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17:14 Publié dans A gauche et au PS, Agir dans les territoires, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.10.2009
Pour les banques, c'est Noël tous les jours

Aujourd'hui, je laisse la parole à Hervé Babonneau, journaliste à Ouest-France, en publiant le billet qui ornait l'édition d'hier...
"Nous avons un État honnête. La preuve ? Voilà quelques mois, quand la crise financière a chahuté nos banques, il y a injecté quelques milliards d'euros publics en leur achetant des actions alors au plus bas. Aujourd'hui, ces banques remboursent avec des intérêts. Normal. Mais l'État leur revend ses actions au prix d'achat.
Entre-temps, les banques ont retrouvé des couleurs et le cours de leurs actions s'est envolé : plus 175% pour la Société Générale, plus 113% pour la BNP Paribas. Résultat ? Douze milliards d'euros de plus-values passent sous le nez d'un État pourtant sans le sou.
"Le gouvernement ne fait pas de spéculation" réplique sobrement Christine Lagarde, la ministre des Finances. Seulement des cadeaux."
Hallucinant, non ?
05:41 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2009
Les pieds par terre... et Obama comme bonne surprise littéraire de l'été

Imaginez un jeune étudiant noir brillant et atypique dont l'intelligence explose à Harvard et à qui un éditeur demande de rédiger ses mémoires alors qu'il n'a pas encore trente ans. Imaginez que 20 ans après ce jeune étudiant devienne le premier Président noir des USA. Cela donne un livre sans équivalent en France où un homme politique nous livre un récit de formation alors qu'il n'a pas encore même l'idée du destin qui sera le sien. On est ici très loin des ouvrages complaisants où chacun dresse, ou fait dresser, un temple à sa propre gloire à la veille d'une campagne présidentielle ou pour soigner sa popularité. A l'inverse de ces opuscules complaisants le livre d'obama est saisissant de vérité et d'humanité. Connaître ainsi le socle qui fait un homme donne envie de le suivre jusqu'au bout du monde.
Chacun connait dans les grandes lignes l'histoire des premières années d'Obama. Né à Hawaï d'une mère américaine blanche et d'un père noir Kenyan très vite absent, il rejoint ensuite l'île de Java où sa mère a décidé de refaire sa vie avec un Indonésien. Taraudé par la quête de son identité et la question noire, il décide après son premier cycle universitaire de devenir « organisateur » dans la communauté noir de Chicago. Pendant plusieurs années il y milite au quotidien avec les population les plus pauvres de cette ville avant de décider de rependre ses étude pour être en mesure de jouer un rôle plus actif et plus efficace au service de sa communauté.
Dans notre pays aux élites formatées qui n'ont souvent connu que les quartiers tranquilles de la France de toujours et les grands corps de la fonction publique, où trouver sur la scène politique un homme ou une femme au parcours aussi riche et complexe que celui d'Obama. Cet homme a partagé la vie des plus modestes des indonésiens dans les années 70, milité sur le terrain dans les quartiers les plus populaires des USA, passé des semaines à partager la vie de sa famille au Kenya pour comprendre et s'approprier ses racines. Si le récit des trois années dans le « Southside » de Chicago pourront paraître touffues au lecteur européen, ces pages n'en sont pas moins passionnantes. Mais j'ai surtout été conquis par le début du livre consacré à son enfance américaine et indonésienne et par le récit de son voyage au Kenya à la découverte de sa famille et de son histoire. La qualité littéraire de ces chapitres, leur profonde humanité, le souffle de l'histoire qui les rythme en font un vrai roman initiatique et un formidable plaisir de lecture.Au moment de replonger dans la grisaille de la politique nationale, j'ai envie de me sentir un peu américain. Pourtant je sens que ces vies existent en France, que cette créativité et cette envie de don soi sont là, tout près de nous, mais que notre vieux pays préfère la cohabitation des mondes parallèles au grand brassage de ses enfants dont pourrait pourtant émerger tant d'énergie et de changements.
11:04 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.07.2009
Pause estivale

Dans l'immédiat je me contenterai de vous livrer un échantillon des livres au hasard de la pile qui se dresse devant moi dans l'espoir de faire partager quelque uns de mes choix.
Au rayon histoire :
- « Mazarin, le maître du jeu », de Simone Bertière (Ed de Fallois). Chaque année qui passe me renforce dans mon intérêt pour les constructeurs des fondations de la France moderne : Louis XIII, Richelieu, Mazarin, et leur tragique précurseur Henri III.
- « Ramon », de Dominique Fernandez (Grasset) et « Alias Caracalla » de Daniel Cordier (Gallimard). Les années 30 et la seconde guerre mondiale me passionnent également et ces deux livres auscultent des trajectoires personnelles paroxystiques de ces temps.
Au rayon roman :
- « D'autres vie que la mienne », d'Emmanuel Carrère (POL) par fidélité à cet auteur dont on ne se détache pas surtout après « Un roman russe ».
- « La route », de Cormac Mc Carthy (Point poche). Comment vivre après l'apocalypse ?
- « Nirvana mode d'emploi » de Upamanyu Chatterjee (Ed Joelle Losfeld) pour plonger dans les paradoxes de l'Inde d'aujourd'hui.
- « Les lumières de Bullet Park » de John Cheever (Le serpent à plume) qui sait si bien mettre à jour les failles béantes de l'Amérique.
Ni biograpphie ni roman, « Alexandre » de Klaus Mann (Solin) sera une découverte sûrement pleine de surprises.
Coté polar m'accompagneront comme souvent les héros de Qiu Xiaolong, Denis Lehane, Jean d'Aillon et Jean-François Parot. Je tenterai également une plongée dans "1974" de David Peace (Rivages).
Je garderai près de moi au cours de cet été trois recueils de poèmes : le « poète d'aujourd'hui » consacré à René-Guy Cadou (Seghers), « Les matinaux » de Réné Char (Gallimard) et une plongée dans la poésie grecque antique proposée par Marguerite Yourcenar dans « La couronne et la lyre » (Gallimard).
Bon été à toutes et tous.
16:01 Publié dans Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2009
PS : chacun chez soi… chacun pour soi ?

"Le PS à l'état primaires" souligne que le débat sur les primaires se saurait compenser le vide des idées, c'est l'offre politique qui fait le succès et non la mécanique de désignation. "Le désert des quadras" étrille avec férocité mais justesse le grotesque de la course à la désignation lancée par des quadras déjà vieillissants incapables de proposer un projet original. Cela me fait penser à une - vieille - chanson de Goldman: "Has been avant d'avoir été d'est un peu dur, ma vie tout l'monde aurait si bien pu s'en passer". Enfin dans "PS : chacun chez soi… chacun pour soi ?", Laurent Bouvet dénonce la multiplication des clubs et écuries présidentielles qui témoignent de la fragmentation et de la perte de substance du Parti Socialiste. Au moment où l'urgence devrait être pour chacun de réinvestir les débats du Parti Socialiste, les uns comme Valls lancent leur petite officine en tirant à boulet rouge sur la direction, et d'autres comme Hollande prennent de la "hauteur" en ayant un mot aimable pour la première secrétaire trop affaiblie pour mériter d'être attaquée.
On me rétorquera que ces analyses en forme de brulot ne font elles-même pas avancer le renouveau du socialisme. Peut-être, mais elles font du bien, elles montrent qu'un grand nombre de militants, d'élus, d'intellectuels, refusent qu'après la cuisante défaite des européennes, le petit jeu politicien reprenne comme si de rien n'était. Il est sain de dénoncer la médiocrité de la vie nationale de notre parti. Il est des temps où devient nécessaire de faire de la politique "à coup de marteau".
10:00 Publié dans A gauche et au PS, A la une : que faire du PS ?, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.06.2009
18 juin 1954

"Mesdames, messieurs, je vous offre un contrat. Chacun de vous pèsera en conscience les sacrifices que je lui demande, mais aussi les chances que je peux apporter au pays. […]
Le gouvernement sera ce que seront ses membres. Je ferai appel à des hommes capables de servir, à des hommes de caractère, de volonté et de foi. Je le ferai sans aucune préoccupation de dosage. […] Il n’y aura pas de ces négociations interminables que nous avons connues ; je n’admettrai ni exigences ni vetos. […]
Mesdames, messieurs, on m’a accusé parfois de pessimisme comme si je goûtais quelque sombre plaisir à prédire les catastrophes et à prêcher les pénitences. La sévérité de mes jugements ne reposait, en réalité, que sur un profond optimisme à l’égard des moyens de la France et des chances qui lui sont offertes. C’est parce que nous pouvons nous redresser en prenant appui sur les réalités que j’ai dénoncé les illusions. Les difficultés et les périls ont rendu aujourd’hui chacun plus conscient des efforts à fournir ; c’est pourquoi, plus encore qu’hier, je crois à la renaissance nationale, vigoureuse et rapide […]
A vrai dire, un homme politique n’a que le choix entre se redire ou se contredire. J’appartiens plutôt à l’école de ceux qui se redisent et je m’en excuse. Mais je voudrais que cela soit, pour vous, ce soir, une raison de plus de me faire confiance."
23:02 Publié dans A gauche et au PS, Coup de coeur, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



